15 juillet 2026

Loyer en hausse : l’indice IRL grimpe de 1,15 % un signe de reprise

Une hausse de l’indice de référence des loyers

Le 10 juillet 2026, l’INSEE a publié le nouvel indice de référence des loyers (IRL). Pour le deuxième trimestre 2026, il s’établit à 148,37 en France métropolitaine, contre 146,60 au premier trimestre. Cela représente une augmentation de 1,15 % sur un an, après une hausse de 0,78 % au trimestre précédent. Ce renforcement marque la reprise de la croissance après plusieurs trimestres de ralentissement de l’inflation locative.

Impacts possibles sur le montant du loyer

Pour un loyer mensuel de 1 000 euros, cette hausse de l’indice entraînerait une augmentation à 1 011,52 euros. Le calcul est simple : on applique la nouvelle valeur de l’IRL au montant du loyer. Ce principe s’applique à tous les montants, selon la même méthode.

Conditions pour réviser le loyer

La révision du loyer ne se fait pas automatiquement. Elle dépend que le contrat de location comporte une clause précisant la possibilité d’indexation annuelle. Si cette clause n’est pas présente, le montant du loyer reste fixe jusqu’à la fin du bail ou le départ du locataire.

De plus, le propriétaire doit faire une demande écrite pour appliquer la nouvelle révision. Cette demande doit intervenir dans l’année suivant la date prévue dans le contrat. Passé ce délai d’un an, l’augmentation devient définitive pour le bailleur, qui ne peut pas réclamer de majoration rétroactive.

Il est également important de noter que la révision ne s’applique pas rétroactivement. La nouvelle somme ne peut être exigée qu’à partir du moment où le propriétaire en fait la demande, sans possibilité de rattrapage pour les mois précédents.

Exceptions et zones encadrées

Certaines logements échappent à cette hausse. Les biens classés F ou G dans le diagnostic de performance énergétique sont soumis à un gel de leur loyer. La révision annuelle y est interdite tant que des travaux de rénovation énergétique ne sont pas réalisés.

Dans les zones où un encadrement des loyers est en vigueur, comme en Île-de-France ou dans d’autres grandes métropoles, un plafond supplémentaire limite aussi la hausse lors d’un changement de locataire. Ce plafond vient s’ajouter à l’IRL pour mieux contrôler l’évolution des loyers.