Arrêter d’acheter du terreau : une solution simple avec ses déchets
Chaque printemps, je remplissais mon coffre de voiture de sacs de terreau, prêt à garnir mes pots et mes jardinières. Mais je trouvais cela coûteux, surtout avec des tickets de caisse qui piquaient un peu. En regardant de plus près l’étiquette des sacs, je découvrais souvent la présence de tourbe et d’additifs mystérieux. J’ai alors voulu comprendre comment m’en passer.
Une alternative naturelle et économique
En discutant avec des jardiniers expérimentés, j’ai appris qu’ils avaient tous adopté une méthode simple : fabriquer leur propre terreau à partir de déchets organiques. Ils réutilisent aussi l’ancien substrat en le compostant. Depuis que j’ai commencé cette pratique, je n’achète presque plus de terreau industriel. Cela me permet de faire des économies et de respecter l’environnement. La simplicité de cette méthode m’a agréablement surpris.
Les raisons de dire non au terreau du commerce
Les mélanges vendus en jardinerie contiennent souvent de la tourbe. Or, cette ressource stocke beaucoup de carbone. Sa récolte libère ce carbone dans l’atmosphère, ce qui contribue au réchauffement climatique. De plus, le transport des sacs sur de longues distances et les emballages plastiques sont peu écologiques. En évitant l’achat de terreau industriel, on réduit son empreinte carbone et on protège des écosystèmes fragiles.
Sur le plan financier, un sac de 40 litres coûte entre 5 et 15 euros. Pour un potager en bacs ou des plantes en jardinière, il faut souvent 20 à 30 litres de substrat par mètre carré. Avec plusieurs contenants, la dépense devient vite importante. J’ai réalisé que je payais chaque année pour une ressource que je peux fabriquer moi-même gratuitement.
Ma recette de terreau maison, appréciée des jardiniers malins
Ma méthode repose sur le compost. Je rassemble dans un simple bac des épluchures, du marc de café, des coquilles d’œufs, des fleurs fanées, mais aussi des matières sèches comme des feuilles mortes, des brindilles broyées ou du carton brun non imprimé. Les déchets de cuisine apportent de l’azote, tandis que les matières brunes fournissent du carbone. Lorsqu’ils sont en bonne proportion, ils se décomposent rapidement, sans mauvaises odeurs. Je retourne le compost tous les quinze jours pour l’aérer, en veillant à maintenir une humidité constante.
Après quelques mois, la matière devient sombre, grumeleuse, avec une odeur de sous-bois. Je l’utilise comme base pour mon terreau maison. Je mélange environ 60 % de compost mûr, 20 % de terre de jardin tamisée, et 20 % de matériau drainant comme du sable ou des écorces fines. Pour les semis délicats, je peux tamiser encore plus finement et passer le mélange au four à 80 °C pendant 30 minutes pour limiter tout risque de champignons.
Réutiliser l’ancien terreau sans danger pour le jardin
Pour éviter le gaspillage, je récupère aussi l’ancien terreau. Si une plante a été malade ou a dépéri dans son pot, le terreau peut être contaminé. Je vide alors le contenant, le nettoie soigneusement avec du vinaigre blanc, et je n’utilise pas ce terreau au pied d’autres végétaux sains. En revanche, un substrat simplement épuisé n’est pas perdu. Sur les grandes jardinières lourdes, je pratique le surfaçage : je retire 5 à 10 cm de terre en surface, que je remplace par un mélange de terreau neuf ou maison et de compost bien décomposé. Sur les petits contenants, je change parfois tout le terreau, puis je recycle l’ancien dans les massifs ou au fond des grands bacs.
