Lorsqu’une pelouse est recouverte de couleurs d’automne, il ne faut pas oublier que certains gestes simples peuvent éviter de graves dégâts au printemps. Beaucoup de jardiniers pensent que l’hiver est une période de repos pour le gazon et qu’il peut rester sous un tapis de végétation sans conséquence. Cependant, cette idée reçue peut entraîner des problèmes discrets qui ne se manifesteront qu’à la saison suivante.
Les professionnels de l’entretien des pelouses constatent chaque année des troubles tels que des plaques jaunies, des zones clairsemées ou encore la prolifération de mousses. Sur le blog de Greensleeves, une société britannique spécialisée, il est rappelé que le principal ennemi en hiver est une maladie fongique : le mildiou d’hiver. Cette maladie se développe notamment lorsque les jardiniers laissent des feuilles mortes sur la pelouse, un simple oubli qui peut avoir de lourdes conséquences.
Les feuilles mortes, un faux allié en hiver
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la pelouse ne cesse pas complètement de vivre durant la saison froide. L’herbe continue de pousser, même lentement, et les débris végétaux se décomposent à la surface du sol. Lorsqu’un tapis de feuilles mortes reste en place, il bloque la lumière, limite la circulation de l’air et maintient une humidité constante au niveau du sol. Ce microclimat humide affaiblit le gazon et favorise le développement de champignons.
Les maladies fongiques, comme le mildiou d’hiver ou « snow mold », se propagent dans ces conditions. Elles aiment les températures fraîches et humides, généralement entre 4 et 15 °C, surtout si la pelouse reste longtemps ombragée ou détrempée. Les premiers signes sont souvent de petites taches jaunâtres sur l’herbe, qui brunissent puis s’étendent rapidement en plaques circulaires. À l’automne, il est aussi possible de voir des pelouses marbrées de cicatrices.
Ce que disent les experts sur le mildiou d’hiver
Pour limiter le risque de développement de cette maladie, les spécialistes insistent sur l’importance de retirer régulièrement les feuilles mortes. Selon Greensleeves, la meilleure option est d’utiliser un râteau pour garder la pelouse aérée. Quelques passages suffisent pour que le gazon reste lumineux et moins propice à la prolifération de champignons.
Mike Barney, expert en entretien de pelouses pour Greensleeves à Norwich, explique que la cause la plus fréquente de dégâts en hiver est la présence de feuilles non enlevées. Ces débris épaississent le tapis végétal, réduisent la lumière et empêchent la circulation de l’air. Ces conditions favorisent la propagation de maladies comme la tache de fusarium, aussi appelée mildiou d’hiver. La maladie peut rapidement causer des cicatrices importantes, difficiles à réparer au printemps.
Retirer les feuilles mortes, un geste simple pour préserver sa pelouse
La bonne nouvelle est que cette action de prévention est facile à réaliser. Entre octobre et début décembre, un passage hebdomadaire avec un râteau, un balai ou une tondeuse équipée d’un bac suffit dans un jardin arboré. Il est conseillé d’intervenir lorsque les feuilles couvrent plus de 10 à 20 % de la surface du gazon, avant qu’elles ne forment une couche compacte. Il vaut mieux le faire quand les feuilles sont encore sèches, pour ne pas endommager l’herbe.
Les outils souples, comme un râteau à gazon ou un balai à feuilles, permettent de dégager la pelouse sans la fragiliser. Plutôt que de jeter ces feuilles, il est recommandé de les valoriser : elles peuvent servir de paillage au pied des arbustes, de mulching en fine couche ou d’apport au compost. Elles nourriront le sol tout au long de l’hiver.
