Les étés de forte chaleur ont souvent laissé les jardins en mauvais état. Les feuilles des tomates flétrissent dès midi, la terre se craquèle, et les fruits brûlent d’un côté. Malgré un arrosage matin et soir, les plants jaunissent puis se dessèchent, comme si l’eau ne leur suffisait plus.
Dans un village du Sud, un ancien jardinier a observé cette situation. Il a identifié trois gestes essentiels que beaucoup de jardiniers oublient encore. En appliquant ses conseils pour arroser les tomates lors de canicule, il a réussi à sauver ses plants et à obtenir de meilleures récoltes.
Quand un arrosage mal adapté a brûlé les tomates
Avant de suivre ses recommandations, l’arrosage se faisait souvent en urgence, vers 14 heures, dès que les feuilles semblaient flétries. Cependant, l’Agence de la transition écologique explique qu’entre 12 heures et 16 heures, jusqu’à 60 % de l’eau s’évapore avant d’atteindre les racines.
En période de chaleur, le sol est déjà chaud dès 7h30. Arroser à cette heure, c’est presque comme arroser le soleil. L’ancien disait que l’eau devait descendre en profondeur, là où il fait plus frais. Pour cela, il conseillait d’arroser tôt le matin, avant 7-8 heures, ou après 20 heures.
Les deux premiers gestes : changer d’horaire et viser les racines
Il est courant de paniquer quand on voit des feuilles molles en plein après-midi. Pourtant, ce flétrissement est souvent temporaire. La plante se redresse généralement le soir. L’ancien jardinier utilisait un autre test : enfoncer un doigt à 5 cm près du pied. Si la terre est fraîche et humide, il faut attendre. Si elle est sèche et brûlante, il faut arroser en profondeur lors du prochain moment frais.
Pour lui, arroser les tomates en canicule ne signifiait pas arroser tous les jours en petite quantité. Au contraire, il recommandait un arrosage plus rare mais abondant tous les 3 ou 4 jours. Cela permettait aux racines de descendre plus profondément. Il préparait le sol en binant la surface, puis en creusant une petite cuvette autour du pied pour canaliser l’eau. Il versait ensuite 2 à 3 litres d’eau par plant, à la main, au goutte-à-goutte ou à l’aide d’oyas enterrés.
Le troisième geste : pailler le sol
Le dernier secret concerne le sol lui-même. Lorsqu’il est nu et exposé au soleil, il sèche en quelques heures, même après un bon arrosage. Pour éviter cela, il est conseillé de couvrir la terre avec environ 5 cm de paillage. Cela peut être de la paille, du foin, des tontes sèches, des feuilles mortes ou du carton humidifié, même sur un balcon.
Ce paillage permet à la terre de rester humide plus longtemps. En été, il peut réduire la température du sol de 5 à 8 °C, ce qui aide les tomates à mieux supporter la chaleur.
