Lorsque les premiers rayons de soleil réchauffent la terrasse, il est tentant de sortir les pots de géraniums hivernés. Les jardiniers improvisés délaissent souvent leurs pulls et se pressent pour remplir les jardinières vides. Mais selon les anciens jardiniers, il faut attendre un signal précis avant de sortir les géraniums, plutôt que de se fier uniquement à la météo ensoleillée.
Pourquoi les nuits froides sont un problème pour les géraniums
Le géranium de balcon, ou pélargonium, n’est pas aussi robuste que le géranium vivace que l’on trouve dans les massifs. Originaire d’Afrique du Sud, il est sensible au gel. Il a supporté l’hiver en restant hors gel, avec des températures oscillant entre 7 et 12 °C. Au-delà, le gel pourrait l’endommager. En revanche, si les nuits restent en dessous de 10 °C, la circulation de la sève ralentit, et la plante entre en dormance. Les bourgeons ne s’ouvrent pas, les feuilles prennent une teinte rougeâtre, et les tiges restent fines. Ce stress fragilise la plante, la rendant plus vulnérable aux pucerons et aux maladies cryptogamiques.
Le vrai signal : des nuits stables au-dessus de 10 °C
Les anciens jardiniers ne se fiaient pas seulement au soleil de l’après-midi, mais surtout aux températures minimales nocturnes. Le moment idéal pour sortir les géraniums arrive lorsque les nuits sont régulièrement au-dessus de 10 °C, plusieurs soirs de suite. En général, cela correspond à la période après la fin des « Saints de glace », vers la mi-mai, lorsque les gelées blanches ne surprennent plus le potager.
Il est fréquent d’être tenté de sortir les géraniums trop tôt, attiré par une température de 20 °C en journée. Cependant, un coup de froid inattendu peut noircir le feuillage. Pour éviter cette erreur, il suffit de consulter la météo sur une semaine. Si une nuit est annoncée en dessous de 8-9 °C, il vaut mieux garder les pots à l’abri, surtout dans les jardins en cuvette ou exposés au vent.
