Une nouvelle brigade pour la protection du logement à Paris
Lors du premier Conseil de Paris de l’année, le maire socialiste Emmanuel Grégoire a annoncé la création d’une « brigade de protection du logement ». Cette initiative vise à renforcer la lutte contre les fraudes, les logements indignes et à faire respecter l’encadrement des loyers.
La brigade devra collaborer étroitement avec la police municipale, les services juridiques et le parquet pour traiter les cas les plus complexes. La droite parisienne a critiqué cette mesure, la qualifiant de « milice ». Cette expression a été vivement contestée par Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, qui a dénoncé l’utilisation d’un tel terme.
Une priorité pour Emmanuel Grégoire
Le maire de Paris a déclaré que le logement était sa « priorité absolue ». La capitale connaît une hausse constante des loyers et une raréfaction de l’offre locative, avec près d’un logement sur cinq restant inoccupé.
Il a fixé un objectif ambitieux : la construction de 60 000 nouveaux logements publics, dont 30 000 sociaux et 30 000 abordables, avec une répartition équilibrée entre les arrondissements. Il prévoit également d’augmenter la taxation des résidences secondaires et de renforcer les contrôles sur les locations touristiques de type Airbnb. Son but est de remettre sur le marché 100 000 logements.
Lors du Conseil, Emmanuel Grégoire a également obtenu l’autorisation de mettre en œuvre un plan d’action de 20 millions d’euros pour le secteur périscolaire. Ce dernier a été marqué par un scandale de violences sexuelles. La mise en place de ce plan a été adoptée après des débats intenses, où l’opposition a reproché un manque de transparence, notamment concernant le passé de l’élu à l’Hôtel de Ville.
