20 janvier 2026

Ce geste d’hiver qui booste la qualité et la quantité de vos pommes

Ce geste d’hiver à faire avant fin janvier sur cet arbre fruitier change la taille, la quantité et même le goût de vos fruits

Dans de nombreux jardins, le pommier se trouve souvent à l’arrière du terrain, laissé à l’état sauvage. Il continue de produire des fruits, alors on le laisse faire, pensant qu’un arbre robuste n’a pas besoin de soins particuliers.

Cependant, entre maintenant et la fin du mois de janvier, une courte période joue un rôle crucial sur la qualité de la récolte. Une seule tâche simple peut influencer la quantité, la saveur et la santé de vos pommes pour la saison à venir.

Pourquoi tailler le pommier en janvier est important

En plein hiver, l’arbre est en repos, sans feuilles. C’est le moment idéal pour observer chaque branche et chaque blessure. L’experte Helen Keating explique que c’est à cette période que l’on recommande la taille : « Les pommiers peuvent vivre plus de 50 ans, mais ils ont besoin de soins adaptés et d’une taille correcte. Un arbre négligé perd en vigueur et finit par ne plus produire de fruits. »

Selon le site 123lesplantes, il est préférable de tailler le pommier après la chute des feuilles, entre novembre et mars. Si cette étape n’est pas réalisée, la production de fruits peut diminuer avec le temps. La taille en janvier est donc stratégique car l’arbre cicatrise bien et ne gaspille pas son énergie dans la croissance.

Qui doit absolument tailler son pommier avant fin janvier

Sont principalement concernés les pommiers adultes en pleine terre, qu’ils soient en forme de tige ou de demi-tige, avec une forme libre ou en gobelet. Les arbres qui n’ont pas été taillés depuis plusieurs années ont plus besoin d’attention. Sans intervention, ils se développent trop, avec des rameaux excessifs, des feuilles en abondance, et le bois destiné à produire des fruits s’épuise. Résultat : des pommes plus petites et de moindre qualité.

Les jeunes pommiers de moins de trois ans, ou ceux cultivés en pot, supportent une taille plus légère. Il suffit généralement d’enlever le bois mort, les branches cassées ou endommagées. Il est aussi important d’éviter toute taille durant les périodes de gel prolongé, car les tissus coupés cicatrisent mal et les maladies peuvent s’installer plus facilement.

Une tâche simple : la taille sanitaire en quatre gestes

Il ne s’agit pas de remodeler complètement l’arbre, mais de faire une « révision » essentielle. Avant de commencer, il faut s’assurer que ses outils soient propres. Cisailles, échenilloirs et sécateurs doivent être nettoyés et désinfectés à l’alcool pour éviter la propagation de maladies.

Une fois l’équipement prêt, voici les quatre gestes de base :

  • Couper les branches mortes, cassées ou malades.
  • Supprimer les rameaux qui se croisent et ouvrir le centre de l’arbre.
  • Enlever les rejets verticaux très vigoureux, aussi appelés « gourmands ».
  • Ramasser et éliminer toutes les branches ou fruits abîmés ou morts.

Il faut effectuer cette inspection par temps sec. Chaque coupe doit être propre, juste au-dessus d’un bourgeon orienté vers l’extérieur pour guider la croissance vers la lumière. Les déchets doivent être enlevés du jardin, car le bois mort et les fruits flétris peuvent accueillir des rongeurs et des champignons. Avec cette opération, la structure de l’arbre s’aère, la lumière pénètre mieux, et l’arbre concentre sa sève sur moins de branches, ce qui favorise des fruits plus gros et plus savoureux pour la prochaine récolte.