29 mai 2026

Brûler ses déchets verts : danger, amendes et alternatives à connaître

Les risques liés à la brûlure des déchets verts après la tonte

Lorsque le soleil revient et que la tondeuse tourne, il est courant de voir un tas d’herbe humide s’accumuler dans le jardin. Beaucoup souhaitent s’en débarrasser rapidement pour profiter de la terrasse. Dans certaines régions, il était traditionnel de brûler ces déchets verts pour les éliminer. Cependant, cette pratique est aujourd’hui interdite en France et peut entraîner une amende pouvant atteindre 750 €.

Interdiction de brûler ses déchets verts

En France, l’herbe coupée, les feuilles mortes, les tailles de haies, ainsi que les résidus de débroussaillage sont classés comme des déchets verts. Leur brûlage à l’air libre, que ce soit dans un tas, dans un baril ou à l’aide d’un incinérateur de jardin, est interdit tout au long de l’année, aussi bien en ville qu’à la campagne.

Le Code de l’environnement, renforcé par la loi AGEC de 2020, encadre strictement cette interdiction. Seules quelques dérogations très limitées, accordées par la mairie ou le préfet, peuvent permettre un brûlage exceptionnel.

Les dangers financiers du brûlage illégal

Ce n’est pas pour limiter les amateurs de jardinage que la loi est si stricte, mais pour protéger l’air que nous respirons tous. Brûler des déchets verts, en particulier lorsqu’ils sont humides, libère des particules fines et des gaz toxiques nocifs pour les voies respiratoires. Ces fumées irritent les yeux et peuvent causer des problèmes de santé.

Un voisin qui se sent incommodé peut saisir les autorités municipales. En cas de contrôle, le brûlage illégal peut entraîner une amende de 750 €, correspondant à une contravention de 4ᵉ classe.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Amende évitée
Jusqu’à 750 €

Pourquoi ça fonctionne ?

Supprimer le feu oblige à orienter les déchets verts vers le paillage, le compost ou la collecte, ce qui limite la pollution, évite le conflit de voisinage et met automatiquement le jardinier en règle.

Le petit plus : Prévoir dès le printemps deux grands sacs de jardin réutilisables facilite le transport des tontes vers le compost, le bac vert ou la déchetterie, sans salir la voiture.

À NE JAMAIS FAIRE : Allumer malgré tout un « petit feu de nettoyage » au fond du terrain en pensant qu’avec peu de fumée personne ne remarquera rien.

Que faire de ses tontes de gazon ?

Bonne nouvelle, l’herbe coupée n’est pas un problème mais une ressource gratuite pour prendre soin du jardin. En adoptant quelques gestes simples, on évite les allers-retours à la déchetterie et on enrichit naturellement le sol.

  • Mulching et paillage : laisser une fine couche d’herbe broyée sur la pelouse ou sèche au pied des massifs pour nourrir et protéger le sol.
  • Compostage et collecte : mélanger l’herbe avec des matières sèches dans un composteur ou déposer l’excédent dans le bac vert de collecte municipale.

Concernant le barbecue, il reste autorisé pour cuisiner, mais il ne doit pas servir à brûler branches ou feuilles. Avec ces habitudes, chaque tonte contribue à un jardin sain, au calme dans le voisinage et à éviter toute amende.