Vous marchez quotidiennement sur un textile souvent oublié lors du ménage. Que ce soit un tapis, un paillasson ou une descente de lit, ces objets ont pour fonction d’absorber l’humidité, la poussière et les microbes. Pourtant, ils peuvent devenir des lieux de développement pour la moisissure, surtout dans les maisons humides.
Dans nos intérieurs chauffés, la moisissure apparaît généralement sous forme de petites taches noires ou verdâtres sur les murs ou plafonds. Ces taches sont le signe d’une humidité persistante. Lorsqu’elles se développent, ces champignons libèrent des spores dans l’air, pouvant irriter les voies respiratoires. Le problème ne se limite pas aux murs : il peut aussi se cacher dans des éléments de décoration, comme les tapis ou paillassons, que l’on oublie souvent de nettoyer en profondeur.
Comment la moisissure se forme-t-elle ?
Lorsque le chauffage reste allumé en permanence et que les fenêtres restent fermées, l’air intérieur accumule de la vapeur d’eau. Cette vapeur provient de la cuisine, des douches ou simplement de la respiration. Si cet air chaud rencontre un mur froid, la vapeur se condense en petites gouttelettes. Ce phénomène peut durer sans être visible, mais il hydrate les matériaux, créant un environnement propice à la prolifération des champignons microscopiques.
Attendre que des taches de moisissure apparaissent revient à agir tard. En effet, l’air intérieur est déjà chargé d’allergènes. La vigilance est essentielle, car la présence de moisissures peut entraîner des risques pour la santé, notamment des irritations respiratoires ou la production de toxines. Lors d’un rappel de produits alimentaires, par exemple, il a été signalé la présence possible de moisissures visibles suite à des micro-fuites, augmentant le risque pour la santé.
Les textiles du quotidien, souvent négligés
Les tapis, paillassons ou descendantes de lit sont faits pour retenir l’humidité et la poussière. En hiver, ils accumulent également de l’eau, de la boue ou encore du sel de déneigement. Comme l’air circule moins bien dans ces conditions, cela favorise la croissance de moisissures, selon Michelle Byrne, responsable marketing chez Kleen-Tex Home.
Malgré cela, ces textiles restent souvent peu nettoyés. Selon une étude de Kleen-Tex, 62 % des consommateurs britanniques ne lavent pas leurs tapis au moins une fois par mois. En France, la situation est similaire : beaucoup de textiles sont rarement lavés, souvent simplement aspirés ou remis en place encore humides, ce qui peut favoriser la moisissure.
Conseils pour prévenir la moisissure sur les tapis
Les experts recommandent de traiter les tapis comme tout textile lavable. Il est conseillé de commencer par les secouer à l’extérieur, puis de les aspirer régulièrement, au moins une fois par semaine. Un lavage à plus de 40 °C une fois par mois permet d’éliminer bactéries, résidus et odeurs.
En cas de tache, il vaut mieux tamponner doucement avec un produit doux plutôt que de frotter, afin de ne pas enfoncer la saleté dans les fibres. La clé pour éviter la moisissure est aussi de bien sécher le textile. Un tapis humide devient un terrain favorable à la croissance de champignons. Il doit donc sécher complètement, à l’air libre ou au sèche-linge, en veillant à une bonne ventilation.
Pour limiter l’humidité, il est aussi conseillé d’aérer quotidiennement : ouvrir les fenêtres quelques minutes, éviter de faire sécher le linge dans une pièce mal ventilée, utiliser la hotte en cuisine et vérifier que les grilles d’aération ne sont pas bouchées.
