20 janvier 2026

Ce fruit tropical résistant au froid fait fureur en 2026

Un fruit tropical résistant au froid qui fascine les jardiniers français en 2026

En ce début d’année 2026, alors que le gel touche les jardins français, les discussions entre jardiniers restent animées. Dans les jardineries et sur les forums spécialisés, un arbre encore peu connu suscite beaucoup d’intérêt. On raconte qu’il aurait un goût de tropiques tout en supportant des températures très basses.

Ce phénomène fait augmenter la popularité d’un fruitier appelé asiminier trilobé, ou « pawpaw » en anglais. Originaire des forêts de l’Est nord-américain, cet arbre rustique est considéré comme un fruitier exotique qui ne nécessite pas de serre chauffée. Il séduit car il offre des saveurs de mangue et de banane, ce qui intrigue particulièrement les jardiniers en France.

L’asiminier, un « faux tropical » adapté au climat français

L’asiminier est le seul membre de la famille des Annonacées à être vraiment rustique. Cette famille regroupe aussi le corossol ou la chérimole, qui viennent de régions chaudes. Contrairement à ses cousins, l’asiminier peut supporter des températures proches de -25°C, à condition qu’il soit bien installé. Il peut ainsi s’acclimater dans la majorité des régions françaises, y compris dans le Nord et l’Est où les hivers sont rigoureux.

Son arbre reste de taille modérée, généralement entre 4 et 6 mètres, avec une silhouette naturellement pyramide. Ses grandes feuilles retombantes, pouvant mesurer une vingtaine de centimètres, donnent un aspect de jungle. En automne, elles prennent une couleur jaune d’or. Au printemps, ses fleurs pourpres sombres attirent les insectes pollinisateurs comme les mouches et les coléoptères.

Un fruit aux saveurs inégalées en magasin

Le fruit, appelé asimine, apparaît sous forme d’une grosse baie ovale de 8 à 15 centimètres, souvent en grappes serrées. Sa peau verte puis jaunissante cache une chair très crémeuse, parsemée de grosses graines sombres. En bouche, les amateurs décrivent une saveur mêlant mangue, banane, avec parfois des notes d’ananas et de vanille.

Ce fruit a une période de maturité entre septembre et octobre. Lorsqu’il est prêt, il devient mou, se ramollit au moindre choc et se conserve peu de temps : deux ou trois jours à température ambiante, une semaine au réfrigérateur. Son caractère fragile explique qu’on ne le trouve pas en grande distribution. Il se consomme principalement dans le jardin, à la cuillère, en ne gardant que la pulpe bien mûre, sans peau ni graines.

Comment cultiver l’asiminier et suivre la tendance « tropiques »

Pour profiter de ces fruits, il faut bien planter l’asiminier. L’arbre possède une racine pivotante profonde et fragile, ce qui nécessite d’acheter de jeunes plants en pot. Il faut manipuler la motte avec précaution pour ne pas l’abîmer. L’asiminier préfère les sols riches en humus, frais mais bien drainés, neutres ou légèrement acides. Il redoute les terrains calcaires ou gorgés d’eau.

Il demande peu d’entretien et est peu sujet aux maladies. Pour sa culture, il est conseillé :

  • De choisir une exposition ensoleillée, protégée du vent.
  • De planter au moins deux variétés différentes à 3 ou 4 mètres l’une de l’autre pour assurer la pollinisation croisée.

Un exemple de culture est celui d’Aurélien Baroin, maraîcher à Sail-les-Bains. Il explique qu’il privilégie une méthode respectueuse de la nature, favorisant la biodiversité. Il cultive diverses plantes, dont des petits fruits et des arbres fruitiers, notamment pour expérimenter de nouveaux goûts comme celui du kiwano, un fruit ressemblant à un petit ballon de rugby avec un goût de banane verte, associé à des saveurs de pomme, poire, canneberge séchée et ananas bio.