Une routine en 7 gestes pour réveiller vos rosiers en janvier
En plein hiver, beaucoup pensent que le jardin est en pause. Les rosiers, par exemple, ressemblent à des tiges nues, loin des fleurs colorées que l’on souhaite voir revenir au printemps. Pourtant, cette période est cruciale pour préparer la floraison à venir.
Entre janvier et février, les rosiers sont en dormance. La circulation de la sève ralentit, les tissus cicatrisent mieux, et la plante concentre son énergie dans ses racines. C’est le moment idéal pour les « réveiller » sans les stresser. Selon l’horticultrice Pauline Carpentier, une taille bien réalisée, un sol nourri et une protection contre le froid assurent de belles floraisons au printemps.
Pourquoi janvier est-il essentiel pour la floraison ?
Sans leurs feuilles, la structure du rosier est clairement visible. Cela facilite le choix des branches à conserver. Dans les régions au climat doux, il est possible de commencer la taille dès la fin de janvier. En revanche, dans le nord ou en altitude, il vaut mieux attendre février ou mars, en limitant le travail au nettoyage jusqu’au moment opportun.
Le premier geste consiste à nettoyer le pied. On enlève les feuilles mortes, les brindilles cassées et les mauvaises herbes qui retiennent l’humidité. Ces débris peuvent héberger des champignons responsables de maladies comme la marsonia, la rouille ou l’oïdium. Après avoir dégagé le sol, il est conseillé de passer légèrement une griffe pour aérer la terre, sans endommager les racines. Enfin, tout ce qui paraît malade doit être jeté ou brûlé, plutôt que composté.
La routine en 7 étapes pour préparer vos rosiers
Après le nettoyage, il faut tailler. Munissez-vous d’un sécateur bien affûté et désinfecté. Supprimez tout ce qui est mort, malade, cassé ou croisé vers l’intérieur. Sur un rosier buisson, il reste généralement de trois à sept branches principales, que vous raccourcissez à 15-30 cm du sol en faisant des coupes en biseau au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur. Sur les plus grosses coupes, il est recommandé d’appliquer un mastic ou une préparation à base d’argile pour limiter les risques d’infection.
Voici les sept gestes clés : nettoyer, tailler, amender, pailler, traiter, fertiliser et surveiller.
Après la taille, il faut nourrir et protéger la plante. Autour du pied, déposez du compost mûr ou du fumier bien décomposé en grattant légèrement la surface. Cela fournit des nutriments sans brûler les racines. Ensuite, installez un paillage organique (paille, écorces, copeaux, feuilles mortes) pour isoler les racines du froid et limiter la croissance des mauvaises herbes, en laissant quelques centimètres autour de la tige. Pour lutter contre les maladies, un traitement à l’huile blanche suivi d’une application de bouillie bordelaise, en temps sec, constitue une bonne protection. Enfin, entre fin février et début mars, apportez un engrais spécifique pour rosiers et surveillez régulièrement l’apparition de taches suspectes.
Rosiers grimpants, tiges et en pot : adapter la routine d’hiver
Pour les rosiers grimpants, cette période est idéale pour façonner leur structure et raccourcir les rameaux secondaires. Tailler en janvier, pendant la dormance, aide à définir leur port et à favoriser une floraison abondante en été, selon l’expert Paul Parker.
Les rosiers en pot ou tiges profitent également d’une taille modérée, d’un bon drainage et d’une protection contre le froid, notamment au niveau du point de greffe et du contenant.
