Vous utilisez un gant sous la douche ? Attention à le faire correctement au risque qu’il ne devienne un nid à bactéries.
Sous la douche, ceux qui utilisent ce gant effectuent souvent le même geste après s’en être servis : le rincer, l’essorer puis le mettre de côté jusqu’au lendemain. C’est une grande erreur d’hygiène, selon le microbiologiste et hygiéniste Christophe Mercier-Thellier. Dans un extrait vidéo de l’émission Grand bien vous fasse ! sur France Inter et publié le 31 octobre sur le compte Instagram de l’émission, le spécialiste met en garde les utilisateurs de gants quant aux bactéries qu’ils peuvent contenir.
Ne pas réutiliser son gant d’une toilette à l’autre
«Un gant = une utilisation ! Après, on le met au sale, indique le spécialiste. On ne le réutilise pas d’une journée sur l’autre ou d’une toilette à une autre.» En cause ? La prolifération rapide des bactéries sur le gant en raison de l’humidité : «À partir d’une bactérie mise sur un gant, on en obtient un milliard en dix heures donc inutile de vous dire que la prochaine utilisation ne sera pas une toilette, mais une contamination de la personne», rapporte Christophe Mercier-Thellier.
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Privilégier la douche «à main nue»
Si le gant peut s’avérer utile — par exemple pour aider à faire une toilette au lit — il ne nettoie pas mieux que nos mains sous la douche. Christophe Mercier-Thellier l’affirme : nous n’avons pas besoin de gant de toilette pour nous laver efficacement. Enfin, on évitera également les éponges de douche. Le spécialiste alerte, non sans un air de dégoût : «On a plus de 50 milliards de bactéries par centimètre cube d’éponge».
