16 septembre 2026

Brûler ses déchets verts : ce que la loi interdit vraiment

Chaque automne, de nombreux jardiniers français continuent d’allumer leur incinérateur pour éliminer leurs déchets verts, sans toujours connaître la réglementation en vigueur ni les sanctions possibles. Quelles sont désormais les règles imposées par l’État pour ces feuilles et tontes qui s’accumulent dans les jardins ?

Ce que dit la loi sur le brûlage de déchets verts

Selon le Code de l’environnement, il est interdit de brûler des déchets verts, que ce soit en plein air ou dans un incinérateur de jardin. Cela concerne notamment les feuilles mortes, les tontes de gazon, les branches taillées ou encore les tailles de haies, qu’ils soient secs ou humides. La simple habitude de brûler ces déchets ne protège plus contre une amende.

  • Le particulier qui brûle peut être sanctionné d’une amende pouvant atteindre 750 €.
  • La loi s’applique aussi à ceux qui vendent ou prêtent un incinérateur.
  • Le brûlage génère des polluants tels que particules fines, hydrocarbures, dioxines ou monoxyde de carbone.
  • Ce geste cause des nuisances pour le voisinage et peut représenter un risque d’incendie lors des périodes de sécheresse.

Les alternatives recommandées par l’État

Au lieu de brûler, il existe plusieurs solutions écologiques pour traiter ces déchets. Le compostage permet de transformer feuilles et tontes en humus, idéal pour fertiliser le jardin, les massifs ou les jardinières. La technique du paillage consiste à étaler une couche de feuilles broyées ou de tontes sèches autour des plantes. Cela limite la croissance des mauvaises herbes, conserve l’humidité et protège le sol du gel.

Pour de plus gros volumes, il est conseillé de se rendre à la déchetterie ou d’utiliser la collecte municipale des déchets verts, si celle-ci est disponible.


✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Amende évitée
Jusqu’à 750 €

Pourquoi ça fonctionne ?

En
compostant, paillant ou déposant vos déchets verts dans les
filières prévues, vous évitez la fumée toxique, les conflits de
voisinage et tout risque d’amende.

Le petit plus : Gardez quelques sacs de feuilles
bien sèches à l’abri : elles rééquilibrent un
compost trop riche en tontes fraîches.

À NE JAMAIS FAIRE : Brûler les
feuilles “exceptionnellement” dans un incinérateur en pensant être
dans votre droit : l’interdiction reste exactement la même.

Adopter de nouveaux réflexes pour un automne sans fumée

Changer ses habitudes permet d’embellir le jardin tout en respectant la réglementation. Les feuilles peuvent rester partiellement sur la pelouse, après avoir été broyées avec la tondeuse en mode mulching, pour enrichir le sol sans avoir à les ramasser. Les branches fines peuvent aussi être broyées à l’aide d’un appareil, puis déposées en déchetterie ou dans les filières adaptées. La destruction de végétaux malades ou envahissants ou l’absence de collecte municipale peuvent, dans certains cas très précis, donner lieu à une dérogation, mais uniquement sur demande préalable auprès de la mairie ou du préfet.

En résumé

  • Brûler des feuilles mortes et tontes dans un jardin est désormais interdit en France, même dans un incinérateur.
  • Le compostage, le paillage et la collecte en déchetterie permettent de valoriser ces déchets verts de manière écologique, à condition d’adopter quelques gestes simples.
  • Face aux sanctions, aux fumées toxiques et aux dérogations rares, il est temps d’adopter un réflexe respectueux de l’environnement pour gérer son jardin en automne.