11 septembre 2026

Brûler des thuyas en 2026 : Attention aux sanctions de plus en plus strictes

Brûler des branches de thuyas au fond du jardin peut désormais coûter cher en 2026. La loi a renforcé les sanctions contre cette pratique, qui reste courante malgré tout. Les contrôles se multiplient, surprenant parfois les propriétaires qui pensaient agir dans la légalité.

Il est encore fréquent de voir des propriétaires allumer un feu pour se débarrasser des branches résineuses. Cependant, cette habitude n’est plus sans risque. En effet, brûler des déchets verts, notamment des tailles de haies de thuyas, peut entraîner une amende importante. La réglementation prévoit une amende forfaitaire pouvant atteindre 750 euros. Si cette pratique est interdite depuis longtemps, la surveillance s’est intensifiée. Un simple signalement par un voisin peut déclencher une intervention des autorités.

Brûler ses thuyas : une amende de 750 € prévue par la loi

L’interdiction de brûler des déchets verts en plein air est clairement encadrée par l’article L. 541-21-1 du Code de l’environnement. Cette infraction est une contravention de 4ème catégorie, justifiant le montant élevé de l’amende. La police municipale ou la gendarmerie peuvent dresser un procès-verbal en cas de violation. En plus de l’amende, des poursuites pour nuisances olfactives peuvent être engagées si la fumée dérange le voisinage, considérée comme un trouble anormal. Des dérogations existent, mais elles sont très rares pour les particuliers. La préfecture peut exceptionnellement autoriser certaines brûlages, par exemple pour lutter contre une maladie végétale ou pour éliminer des espèces envahissantes, selon le portail Service-Public.fr.

La fumée de thuya, un concentré de polluants

Au-delà des sanctions légales, brûler des branches de thuyas pose un sérieux problème sanitaire. La forte teneur en résine et en humidité de ces branches entraîne une combustion incomplète. Ce processus dégage de nombreux composés chimiques dangereux, notamment des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et des dioxines, qui sont reconnus comme cancérigènes. Un chiffre illustre l’impact : brûler 50 kilogrammes de végétaux émet autant de particules fines qu’un véhicule diesel récent parcourant près de 13 000 kilomètres. La fumée épaisse et âcre est donc non seulement une nuisance, mais aussi une source importante de pollution.

Broyage et compostage : des solutions légales pour vos branches

Pour éviter les risques d’amendes, il existe des solutions simples et respectueuses de la loi. Le broyage est l’option la plus efficace. Il réduit le volume des branches de 80 % et transforme les résidus en paillage, à étaler en fine couche (environ 3 centimètres). Le compostage constitue une autre solution encouragée depuis le 1er janvier 2024, avec l’obligation de tri des biodéchets. Le broyat de thuya peut y être intégré, à condition de ne pas dépasser 20 % du volume total pour éviter d’acidifier le compost. Enfin, pour de grandes quantités, la déchetterie reste la solution la plus simple et la plus sûre pour se débarrasser des branches.

En bref

  • En 2026, le brûlage des déchets verts, notamment des branches de thuyas, reste strictement encadré par la loi et les autorités locales.
  • Brûler en cachette peut entraîner une amende importante, surtout si un voisin signale la fumée.
  • Le broyage, le compostage ou le dépôt en déchetterie sont des alternatives légales, à condition de respecter certaines règles.