19 mai 2026

Terrasse drainante : la solution anti-inondation à connaître absolument

Créer une terrasse drainante : tout ce qu’il faut savoir

Lors de la construction ou de la rénovation d’une terrasse, l’évacuation des eaux pluviales est une question essentielle. Certaines communes imposent l’utilisation de revêtements perméables pour limiter les risques d’inondation, favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol et préserver les nappes phréatiques.

Les matériaux drainants présentent plusieurs avantages. Selon Alexandre Malaisé, animateur du réseau Garden Park Concept spécialisé dans les aménagements extérieurs, ils nécessitent peu d’entretien. L’eau ne stagne pas sur ces surfaces, car elle s’infiltre rapidement, laissant la surface sèche en une heure après une pluie. Cela évite la formation de flaques, le verdissement et réduit aussi les risques de glissade. En été, ces revêtements chauffent moins, car l’air circule à travers. La surface est alors en moyenne 8 à 10 degrés plus fraîche qu’un carrelage classique.

Comment fonctionnent ces revêtements ?

Les matériaux perméables sont posés sur une couche de 20 à 30 cm de grave drainante, capable de stocker 40 à 45 litres d’eau par mètre carré par heure. Cela transforme le sol en un véritable réservoir, permettant à l’eau d’être infiltrée lentement. En période de fortes pluies, cette capacité limite le débordement et le ruissellement. Lors d’épisodes exceptionnels, comme dans le sud de la France, cela réduit la montée des eaux et accélère leur régression.

Quels revêtements drainants choisir ?

Le choix dépend de la situation existante. La solution 100 % drainante exige de réaliser un terrassement, puis d’appliquer une couche de grave drainante compactée avant de poser le revêtement. Lors de la création d’une nouvelle terrasse, c’est une option simple. Il est aussi possible de recouvrir un support existant (béton, carrelage, pierre naturelle), mais dans ce cas, l’eau ne pourra pas s’infiltrer dans le sol. Elle sera dirigée vers le réseau d’eaux pluviales si la pente est suffisante et si la surface est bien plane. En cas de support fissuré ou inégal, il faut d’abord le réparer pour garantir la durabilité.

Une autre option consiste à détruire l’ancienne terrasse pour en créer une nouvelle. Parmi les revêtements populaires, la moquette de pierre, composée à 95 % de granulats de marbre liés par une résine polyuréthane, a beaucoup de succès. Elle forme de petits canaux entre les granulats qui laissent passer l’eau et l’air. Ce type de revêtement est installé par des professionnels avec des produits spécifiques (Résineo, Gardeneo Drainant, Hydrostar…).

Coût et mise en œuvre

Le prix pour une moquette de pierre posée sur grave drainante se situe entre 130 et 140 € HT par mètre carré, avec une réduction à environ 110 € si la pose est faite sur un support existant. Le terrassement coûte entre 25 et 30 € HT/m². La durabilité du béton drainant est un autre avantage, mais sa pose est plus lourde, nécessitant un décaissement de 12 cm. Son coût est d’environ 140 € HT/m², alors qu’un béton en sac, que l’on peut poser soi-même, revient à environ 65 € le mètre carré.

Infiltration par les joints et autres options

Une autre solution consiste à poser des pavés ou dalles drainantes d’au moins 3 cm d’épaisseur sur une assise souple. La mise en œuvre peut souvent être effectuée par des particuliers : il faut préparer un fond de forme avec un géotextile, puis une couche de tout-venant compacté, suivie d’une couche de pose (sable ou gravillons) et enfin la pose des dalles avec des joints remplis de sable drainant. La pente doit être de 2 % pour assurer un bon écoulement.

Enfin, la terrasse sur plots est une option rapide. Elle permet de faire passer des réseaux en dessous, mais offre un effet rafraîchissant moindre. Le coût varie entre 15 € par mètre carré pour une dalle en béton simple et plus de 50 € pour des matériaux en pierre reconstituée.