5 mars 2026

Attention aux plantes toxiques ou invasives à ne pas mettre sur votre terrasse

Plantes à éviter sur la terrasse ou le balcon

Lorsqu’on achète des plantes en jardinerie, il est facile de se laisser séduire par leurs belles fleurs ou leurs feuillages luxuriants. On repart souvent avec un sac de terreau et un caddie rempli de grimpantes, de bambous ou de fleurs « waouh ». Ces plantes créent une ambiance agréable, avec une pergola fleurie ou un écran de verdure. Cependant, leurs défauts ne se révèlent pas toujours dans le magasin.

Selon un sondage YouGov de juillet 2020, plus de 58 % des Français possèdent un jardin privé, et 40 % un balcon ou une terrasse. Sur ces espaces, on installe souvent des plantes sans trop réfléchir. Certaines peuvent fissurer un mur, faire lever le carrelage, déclencher des allergies ou même mettre en danger des enfants. Il est donc important d’identifier les plantes à éviter avant de les installer pour un dîner d’été.

Les grimpantes qui peuvent causer des dégâts

La glycine en est un exemple parfait. Sur Instagram, ses grappes mauves font rêver, mais en réalité, elle peut causer de sérieux problèmes. En trois saisons, elle peut soulever une pergola, désolidariser des volets ou s’infiltrer sous la toiture. Sur une terrasse attenante à la maison, cette plante peut s’incruster dans la maçonnerie. Pour éviter de gros travaux, il vaut mieux choisir une Wisteria frutescens ‘Amethyst Falls’, qui pousse plus lentement et est moins invasive.

Le jasmin étoilé (Trachelospermum jasminoides) présente le même risque. En pot, il paraît inoffensif, avec ses fleurs blanches parfumées, mais il peut couvrir jusqu’à cinq mètres carrés par saison. Il colonise facilement les joints de maçonnerie ou passe sous une porte. La taille ne suffit pas toujours à le contrôler, car il repousse vigoureusement. Sur un petit balcon, une clématite comme Clematis viticella est une alternative plus sûre : elle grimpe proprement, fleurit abondamment et disparaît l’hiver sans endommager les murs.

Les plantes ornementales qui peuvent être dangereuses

Les bambous, lauriers et dipladénias sont très décoratifs, mais leur installation doit être réfléchie. Le bambou traçant, par exemple, a été vendu comme une solution rapide pour se cacher des voisins. Cependant, ses rhizomes peuvent progresser de deux mètres par an, passer sous les dalles ou dans les fondations, voire chez le voisin. Sur une terrasse dallée, cela peut entraîner des dégâts importants, comme le soulèvement du carrelage. Pour éviter cela, il est conseillé d’opter pour un bambou en pot fermé ou un Fargesia, qui reste en touffe et ne traîne pas.

Quant au dipladénia et au laurier-rose, ils attirent par leurs fleurs éclatantes, mais sont hautement toxiques. Le laurier-rose, considéré comme l’une des plantes les plus dangereuses d’Europe, possède toutes ses parties toxiques, y compris la fumée lors de la combustion. Le dipladénia peut également poser problème pour les animaux domestiques ou les enfants qui en grignotent les feuilles. Pour un jardin d’été coloré, il vaut mieux choisir des alternatives comme l’hibiscus ou le bougainvillier en pot.

Les graminées géantes, allergènes et précautions à prendre

Les graminées géantes telles que le miscanthus, le pennisetum géant ou l’herbe de la pampa sont très populaires en jardinerie. Leur aspect avec de grands panaches ondulants est séduisant. Cependant, en été, ces plantes libèrent beaucoup de pollen. Chez les personnes allergiques, cela peut provoquer des crises d’éternuements, des yeux qui piquent ou un nez qui coule, notamment pendant les repas. L’herbe de la pampa est aussi considérée comme une espèce envahissante dans certaines régions.

Pour profiter d’un bel espace vert sans risques d’allergies, il est préférable de choisir des plantes comme l’Hakonechloa macra ‘Aureola’. Son feuillage panaché est décoratif, et elle ne produit pas une floraison pollinisante en quantité. Elle peut se cultiver en pot ou en bordure sans danger.

Conseils pour choisir ses plantes en toute sécurité

Avant d’acheter une nouvelle plante, il est utile d’adopter un réflexe simple : se poser trois questions :

  • La plante se propage-t-elle rapidement au sol ou sur les murs ?
  • Est-elle toxique pour les enfants ou les animaux ?
  • Ses racines ou ses tiges risquent-elles d’endommager une structure ou un revêtement ?

Les étiquettes en jardinerie donnent souvent ces informations, mais on ne les lit pas toujours. Pourtant, elles permettent d’éviter bien des mauvaises surprises. Un jardin de terrasse réussi, beau, parfumé et facile à vivre, existe, à condition d’être prudent face aux plantes trop spectaculaires qui peuvent s’avérer nuisibles.