Des plantes de jardin qui peuvent endommager la maison
Une haie bien taillée, une façade fleurie ou une terrasse entourée de végétation dense donnent souvent une impression de perfection. Cependant, des fissures en escalier, des portes qui coincent ou des dalles qui se soulèvent peuvent survenir. Ces problèmes sont parfois liés à des racines très agressives qui attaquent les murs. Quatre plantes courantes dans les jardins peuvent en réalité fissurer les fondations d’une maison.
Selon Kevin Barzegar, expert immobilier britannique, ce n’est pas seulement une question d’esthétique. Il explique que ces plantes peuvent faire perdre beaucoup de valeur à un bien immobilier. Ce qui commence comme un simple élément de jardin peut rapidement devenir une dépense importante pour réparer les dégâts, tout en rendant la propriété moins attrayante pour de futurs acheteurs. Racines et maçonnerie étant en contact, la facture peut augmenter rapidement et entraîner une baisse de la valeur du bien.
Comment ces plantes endommagent les fondations
En 2026, la fréquence des sécheresses va augmenter, surtout dans les sols argileux. Un arbre ou une haie qui consomme beaucoup d’eau peut assécher le sol sous les fondations. Ce phénomène provoque un tassement du sol, ce qui engendre le déplacement des murs et l’apparition de fissures en quelques saisons. Plus une plante est grande, plus ses racines peuvent s’étendre loin et mettre en danger des maisons aux fondations peu profondes.
Certaines végétaux agissent aussi de manière mécanique. Leurs tiges ligneuses ou leurs racines s’insinuent dans de petites fissures des briques, du mortier ou des drains. En grossissant, elles forcent ces matériaux à s’ouvrir. Kevin Barzegar cite le lierre anglais comme l’un des exemples les plus nuisibles. Ses racines pénètrent dans les microfissures et se développent, provoquant de sérieux dégâts sur la maçonnerie. Le bambou traçant fonctionne de la même façon, avec ses rhizomes qui peuvent parcourir plusieurs mètres sous une terrasse ou une allée.
Quatre plantes à éviter près des fondations
Parmi les plantes à surveiller, le cyprès de Leyland (Leylandii) est en tête. Très utilisé pour former des haies rapides, il peut atteindre 30 à 40 mètres de haut. Ses racines absorbent beaucoup d’eau, ce qui peut assécher le sol autour de la maison, entraînant affaissement et fissures, avec parfois des portes ou fenêtres qui se coincent.
Autre exemple : l’arbre du ciel (Ailanthus altissima), un arbre invasif en ville. Ses rejets peuvent atteindre plusieurs mètres, et ses racines peuvent fissurer les fondations, soulever des tuyaux ou endommager les pavés autour d’un garage ou d’une extension.
Plus décorative mais tout aussi risquée, la glycine (Wisteria) possède des tiges qui deviennent dures avec le temps. Elles peuvent s’insinuer dans les fissures de la maçonnerie, des joints ou des tuiles, se gorgant d’eau et forçant les matériaux à s’ouvrir. Cela peut favoriser infiltrations, humidité et moisissures. La prêle, plus discrète, possède un système racinaire profond. Elle peut percer pavés, joints ou fondations légères, tout en colonisant drains et canalisations, où chaque fragment oublié peut repartir de plus belle.
Que faire si ces plantes sont déjà proches de votre maison
Certaines de ces espèces peuvent devenir particulièrement problématiques. La renouée du Japon, par exemple, est réputée être un cauchemar pour l’immobilier. Elle peut rendre une propriété pratiquement invendable. Plusieurs ventes ont échoué et des maisons ont perdu beaucoup de valeur à cause d’elle. Au Royaume-Uni, sa propagation est encadrée par la loi Wildlife and Countryside Act 1982. Le traitement professionnel pour la retirer peut coûter entre 900 et 20 000 livres sterling, soit environ 1 050 à 23 400 euros, sur plusieurs années.
Avant d’intervenir par taille ou abattage près des fondations, il est conseillé de suivre quelques précautions :
- Surveiller l’apparition de fissures, de dalles ou de portes qui coincent près des racines.
- Prendre des photos datées pour suivre l’évolution de la végétation et des dégâts.
- Consulter un assureur ou un expert en bâtiment en cas de doute.
