25 janvier 2026

Attention à l’erreur qui ruine votre pommier colonnaire!

Une erreur courante chez les débutants : la taille du pommier colonnaire

Lors de l’achat d’un pommier colonnaire, beaucoup de jardiniers imaginent un petit arbre droit, qui pousse verticalement et produit des pommes sans effort. Son aspect compact le rend idéal pour un balcon ou un petit jardin. Les catalogues promettent souvent un entretien simple, presque sans effort.

Cependant, quelques années plus tard, la réalité change. Au lieu d’une silhouette fine en colonne, certains découvrent un arbre en fouillis ou en chandelier, avec des branches dressées, voire un tronc nu en bas. Ce problème ne vient pas de la variété, mais presque toujours de la taille du pommier colonnaire. Tout se joue en quelques centimètres de bois.

Comprendre la croissance du pommier colonnaire

Ce type d’arbre a été sélectionné pour deux caractéristiques principales : des entre-nœuds très courts, des bourgeons serrés, et une forte dominance de la pointe, qui contrôle la croissance. Il atteint environ 3 mètres de hauteur, avec des branches de 10 à 20 cm appelées coursonnes, où se développent fleurs et fruits près du tronc.

Au printemps, la sève circule à nouveau. Les bourgeons situés juste sous la cime s’éveillent en même temps que le bourgeon terminal. Sans taille, plusieurs pousses poussent droit vers le haut, concurrençant l’axe central. Résultat : l’arbre s’élargit, se divise en plusieurs colonnes, et la forme en colonne disparaît peu à peu, laissant place à une silhouette difficile à maîtriser.

L’erreur de taille à éviter

Face à ce désordre, beaucoup de débutants pensent qu’il faut « nettoyer » en coupant fortement, notamment en supprimant les branches gênantes près du tronc, comme sur un arbre en gobelet. Bien que cette coupe paraisse logique, elle est en réalité très nuisible pour un pommier colonnaire. En coupant trop court, on supprime la zone où se forment les futures coursonnes, et le tronc reste lisse, sans possibilité de fructifier à cet endroit.

Un arbre mal taillé se reconnaît facilement : de longues cicatrices visibles sur le tronc, une partie basse nue, et des fruits uniquement en haut. Pour éviter cela, il existe une règle simple : la règle des 20 cm. Elle consiste à raccourcir toute branche latérale dépassant 20 cm à 15 ou 20 cm, en laissant un moignon de 10 à 15 cm. C’est sur ce moignon que naissent les futures coursonnes porteuses de fruits. Il est donc important de ne jamais couper à ras.

Les bons gestes pour tailler un pommier colonnaire

La taille se pratique principalement en fin d’hiver, entre février et mars, lorsque l’arbre est sans feuilles. On applique la règle des 20 cm sur toutes les pousses latérales. En début d’été, il est utile de faire une seconde correction pour éliminer les branches qui se seraient trop allongées.

Si la hauteur devient gênante, on peut couper l’axe central quelques centimètres au-dessus d’un anneau visible sur l’écorce, qui marque la fin d’une pousse annuelle. Au printemps suivant, on choisit le rejet le plus droit pour faire office de nouveau prolongement du tronc.

En hiver, l’observation des bourgeons permet d’affiner la taille. Les bourgeons à fruit, renflés et arrondis, diffèrent des bourgeons à bois, fins et pointus, qui sont collés contre les rameaux. Si ces derniers dominent sur de longues pousses verticales, il faut tailler plus sévèrement avant la montée de sève. La taille doit alors encourager la formation de coursonnes plutôt que de bois.

Dans le cas d’un arbre en chandelier, on conserve une seule flèche verticale comme axe principal, en rabattant les autres à 15 ou 20 cm, en laissant les moignons. Cela favorise une croissance équilibrée et facilite la fructification.