Une nouvelle réglementation va modifier la manière dont les foyers français utilisent leurs radiateurs. Cette mesure entraîne des coûts importants pour les ménages. Elle impose des contrôles, des réglages précis ou l’installation de dispositifs supplémentaires pour garantir la conformité. Pour les propriétaires ou locataires équipés de chauffage central ou individuel, la facture énergétique pourrait augmenter de façon significative. Les autorités justifient cette règle par des objectifs de sécurité et d’efficacité énergétique, mais son impact sur le budget des familles est réel. Il est donc essentiel de comprendre cette nouvelle obligation pour anticiper et limiter les dépenses.
Les détails de la nouvelle réglementation
Une obligation légale pour mieux réguler le chauffage
Selon nice-matin, un décret publié au Journal officiel prévoit qu’à terme, tous les radiateurs en France devront être équipés d’un thermostat connecté ou programmable d’ici 2030. Cela concerne aussi bien les logements neufs que les habitations existantes. L’objectif est de mieux maîtriser la consommation d’énergie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Jusqu’à présent, seul un thermostat central était nécessaire, mais la nouvelle règle étend cette obligation à chaque appareil de chauffage.
Qui est concerné et quels sont les coûts pour les ménages ?
Tous les propriétaires, bailleurs, syndics de copropriété et gestionnaires immobiliers doivent respecter cette nouvelle règle. Concrètement, cela signifie que les foyers équipés de radiateurs devront installer un thermostat, qu’il soit programmable ou connecté. Ces coûts doivent être pris en charge par les occupants ou les propriétaires eux-mêmes. Les aides publiques qui existaient auparavant ont été supprimées à la fin 2024, en raison de fraudes.
Le coût pour les ménages
Selon des estimations, l’installation d’un thermostat coûte en moyenne environ 300 euros par radiateur. Pour un logement avec quatre radiateurs, cela peut représenter plus de 1 200 euros de dépense, sans compter le coût de la pose par un professionnel. Ce montant peut peser lourdement sur le budget des familles, surtout en période de hausse des prix de l’énergie et des services, et à l’approche de l’hiver.
Les enjeux, les ajustements et la suite de la mesure
Un report pour gagner du temps… mais pas annuler la règle
Face aux préoccupations des ménages et des professionnels, le gouvernement a décidé de repousser la date d’obligation à 2030, au lieu de 2027. Ce délai supplémentaire doit permettre à chacun de s’équiper sans urgence. Toutefois, la réglementation reste en vigueur, et tous devront, un jour ou l’autre, financer ces thermostats.
L’importance pour l’État
Les autorités insistent sur le fait que la généralisation des thermostats programmables ou connectés doit réduire la consommation d’énergie des logements. Ces dispositifs permettent d’ajuster la température pièce par pièce, évitant ainsi le gaspillage. Bien qu’ils nécessitent un investissement initial, ils peuvent aussi faire réaliser des économies à long terme en consommant moins d’énergie inutile.
Un défi pour les foyers
Pour beaucoup de ménages, cette obligation représente un arbitrage difficile face à la hausse des coûts de la vie et de l’énergie. Sans aides publiques, certains risquent de retarder ces investissements, ou de devoir anticiper leur achat pour respecter la réglementation. Cette nouvelle étape s’inscrit dans la transition vers une meilleure gestion de l’énergie domestique.
