Ce chauffage d’appoint plébiscité en hiver : l’erreur de choix qui ruine son efficacité et augmente les risques
Lorsque le thermomètre chute et que la maison reste froide malgré le chauffage, l’envie d’ajouter une petite source de chaleur se fait vite sentir. Beaucoup se tournent vers un appareil simple, mobile, qui réchauffe rapidement une pièce ou une chambre sous les combles. Le chauffage d’appoint au gaz semble répondre à ces besoins : autonome, puissant et abordable.
Ce type de poêle compact, souvent équipé de roulettes, fonctionne avec une bouteille de butane ou de propane. Facile à installer, il ne nécessite pas de gros travaux. Il peut servir à compléter un système de chauffage existant, dépanner en cas de panne de chaudière, ou rendre un atelier plus confortable pour quelques heures. Cependant, il est important de bien connaître ses limites et de savoir comment l’utiliser en toute sécurité.
Chauffage d’appoint au gaz : un dispositif d’appoint, pas de chauffage principal
Les spécialistes insistent : un chauffage d’appoint au gaz ne peut pas remplacer un chauffage central. Son rôle est de chauffer une seule pièce à la fois, pour une durée limitée. Il est pratique pour un studio, une chambre peu utilisée, un atelier ou une véranda fermée. Beaucoup l’utilisent aussi comme « booster » ponctuel lors des grands froids, ou à l’automne, pour augmenter rapidement la température avant de rallumer le chauffage principal.
Pour assurer un confort optimal, il faut respecter la surface de chauffe recommandée. La plupart des appareils délivrent entre 1 000 et 3 000 watts. En général, on estime qu’il faut environ 100 W par mètre carré. Ainsi, un chauffage de 3 000 watts convient pour une pièce d’environ 30 m². Il est déconseillé de l’utiliser dans les chambres, salles de bains, sous-sols ou pièces de moins de 8 m². La durée d’utilisation continue ne doit pas dépasser environ 1 heure 30 minutes, et il est conseillé d’aérer la pièce quelques minutes chaque jour, même en hiver.
Fonctionnement d’un chauffage d’appoint au gaz
Le principe est simple. Une bouteille de gaz butane ou de propane alimente le poêle via un détendeur et un tuyau souple. Le gaz brûle dans un foyer, produisant de la chaleur par convection et rayonnement. À pleine puissance, un appareil de 3 000 watts consomme environ 250 g de gaz par heure. Une bouteille de 6 kg permet ainsi près de 24 heures de chauffage continu. Avec une bouteille de 10 kg, cela monte à environ 40 heures, et 52 heures avec une bouteille de 13 kg.
Il existe trois principales technologies. La première, à catalyse, chauffe par rayonnement grâce à une plaque en fibres céramiques, sans flamme visible. Elle diffuse une chaleur homogène, adaptée aux grands volumes ou pièces peu ventilées. La seconde, à infrableu, utilise un brûleur en inox qui monte rapidement en température, idéal pour un garage ou un atelier utilisé par courtes périodes. La dernière, infrarouge, repose sur une brique réfractaire qui emmagasine la chaleur et la restitue longtemps, sans trop dessécher l’air, ce qui est favorable pour les familles avec enfants, seniors ou personnes allergiques.
Choix et utilisation sécurisée du chauffage d’appoint au gaz
Pour bien choisir, il faut mesurer la pièce et respecter la règle des 100 W par mètre carré. Selon l’usage, privilégier le type de chauffage : infrableu pour un coup de chaud rapide, infrarouge pour des soirées prolongées, catalyse pour des pièces peu ventilées. Le prix d’un appareil de qualité reste généralement inférieur à 200 euros.
La sécurité est essentielle. Opter pour un modèle conforme à la norme EN 449, équipé d’un thermocouple, d’un dispositif antibasculement et d’un arrêt automatique en cas de manque d’oxygène. Il faut vérifier régulièrement l’état du tuyau, laisser les grilles d’aération dégagées, ne jamais utiliser le chauffage la nuit ou en votre absence. Enfin, il est conseillé d’installer un détecteur de monoxyde de carbone dans la pièce.
