À l’étalage, les sacs de granulés se succèdent. Le choix peut sembler facile : les granulés plus clairs paraissent plus purs. Pourtant, la couleur ne renseigne pas sur la qualité. Le bon réflexe est de retourner le sac et de lire l’étiquette.
La couleur, un faux indicateur
« La couleur n’est en aucun cas un indicateur de qualité ou de rendement énergétique », explique Valbiom, le facilitateur bois-énergie de Wallonie. Elle « varie en fonction des essences » de bois utilisées. Selon une synthèse de l’ADEME et de l’association Propellet, « les granulés français sont majoritairement issus de résineux ».
Seule nuance : des particules très sombres peuvent trahir de l’écorce, donc davantage de cendres. Mais là encore, seule l’étiquette permet de le vérifier.
Les quatre valeurs à lire sur le sac
Le secret tient en quatre chiffres, fixés par le référentiel ENplus et la norme internationale ISO 17225-2. Premier repère : l’humidité, qui doit être de 10 % au maximum. Deuxième : le taux de cendres, limité à 0,7 % pour la meilleure classe, A1. Troisième : le pouvoir calorifique, d’au moins 4,6 kWh par kilo. Quatrième : les fines, ces poussières qui encrassent l’appareil, limitées à 1 %.
Pourquoi c’est important ? Pour l’humidité et les poussières, l’UFC-Que Choisir résume : « Trop élevés, ils dégradent son rendement et l’encrassent à vive allure. » Le fabricant Invicta confirme que « plus le granulé est humide, plus la vitre et les parois de votre poêle à granulés s’encrassent ». Bon à savoir : depuis le 1er septembre 2023, un arrêté impose à tous les granulés vendus pour le chauffage des seuils minimaux, alignés sur la classe A2, avec jusqu’à 1,2 % de cendres.
Les trois logos qui font foi
Trois certifications garantissent ces valeurs : ENplus, DINplus et NF. Le logo ENplus doit toujours être accompagné d’un numéro d’identification, composé du code du pays et de trois chiffres, ainsi que de la classe de qualité, A1, A2 ou B. Ce numéro peut être vérifié sur le site d’ENplus. Le label signale avoir traité plus de 1 500 cas de fraude en cinq ans, dont de faux logos sur des sacs.
Bonne nouvelle, l’offre certifiée domine le marché. Selon Eric Vial, délégué général de Propellet, « un granulé est toujours de qualité lorsqu’il est certifié, ce qui représente 95% minimum des pellets présents sur le marché ». Entre les labels, l’UFC-Que Choisir conseille même « surtout d’aller au moins cher ».
En bref
- Les palettes de sacs de granulés s’accumulent devant les magasins de bricolage, et les prix varient selon les caractéristiques indiquées sur l’étiquette.
- La couleur des granulés n’indique pas leur qualité, seuls les chiffres sur l’étiquette, comme l’humidité et le taux de cendres, sont fiables.
- Vérifiez toujours les certifications ENplus, DINplus ou NF pour garantir la qualité des granulés et privilégiez les options les moins chères certifiées.
