Avec l’arrivée du grand froid, beaucoup de personnes hésitent à laisser leur chauffage en marche lorsqu’elles quittent leur domicile. Leur objectif : réduire leur consommation d’énergie et faire des économies. Pourtant, cette pratique peut être contre-productive, selon des experts.
En effet, la tendance consiste souvent à couper complètement le chauffage pour la journée afin de limiter la facture. Mais cette démarche, que certains considèrent comme une solution simple, n’est pas toujours efficace. Lorsqu’un logement est laissé à l’état froid pendant plusieurs heures, ses murs, sols et meubles emmagasinent le froid. Au retour, les radiateurs doivent fonctionner à pleine capacité pour réchauffer rapidement l’espace, ce qui entraîne une consommation accrue d’énergie. Ce phénomène, appelé « inertie thermique », peut faire doubler ou tripler la consommation nécessaire pour retrouver une température confortable.
Pourquoi couper le chauffage fait grimper la facture
Couper complètement le chauffage crée un déséquilibre thermique dans la maison. Le froid accumulé dans les murs, le sol et l’air ambiant se déplace vers les zones plus chaudes. Les radiateurs, en marche, doivent alors compenser cette perte en consommant davantage. Résultat : la facture d’énergie augmente, au lieu de diminuer.
Les experts recommandent plutôt de baisser la température de quelques degrés plutôt que de tout couper. Maintenir une chaleur douce et constante permet de limiter le gaspillage d’énergie et de réduire la consommation globale.
Quelle température privilégier en cas d’absence courte ?
Pour une absence de quelques heures, comme une journée de travail, il est conseillé de maintenir une température d’environ 16 °C dans les pièces principales. Il ne faut pas descendre en dessous de 12 °C, afin d’éviter que le logement ne devienne trop froid. Ces températures de fond facilitent un réchauffement rapide et peu énergivore à votre retour.
Pour un confort optimal, la température recommandée est de 19 °C dans les pièces à vivre et de 17 °C dans les chambres. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) rappelle que cet équilibre est essentiel, même si couper le chauffage reste un geste écologique.
Les risques liés à un logement trop froid
Au-delà de la facture, un logement qui n’est pas chauffé régulièrement présente d’autres risques. Le froid favorise la formation d’humidité, qui peut entraîner condensation sur les surfaces froides comme les fenêtres ou les murs. Cela peut provoquer l’apparition de moisissures et de champignons, nuisibles pour la santé et l’état du bâtiment.
Un environnement humide est aussi plus difficile à réchauffer et coûte plus cher à chauffer. La meilleure solution pour réaliser des économies reste une bonne isolation thermique, notamment la toiture, qui peut représenter jusqu’à 30 % des pertes de chaleur.
En résumé
- En période de grand froid, nombreux sont ceux qui se demandent s’il faut couper ou baisser le chauffage lors de leurs absences, selon les recommandations de l’Ademe.
- Couper totalement ou baisser modérément le chauffage, ainsi que la gestion des pièces inoccupées, ont des impacts sur la consommation et l’équilibre thermique.
- Une maison trop froide peut favoriser l’humidité et la formation de moisissures, tout en augmentant la facture d’énergie. Une stratégie différente du simple « tout éteint » pourrait donc être plus efficace.
