2 septembre 2026

Pommes du voisin : quand cueillir devient un vol

Pommes du voisin : pourquoi ce fruit est à vous s’il est au sol, mais considéré comme un vol sur la branche

À la fin de l’été, il arrive que des fruits comme des prunes, des figues ou des pommes du voisin pendent au-dessus de votre jardin. La branche chargée de ces fruits peut dépasser la clôture et susciter la tentation de les cueillir. Pourtant, la législation est claire : ce geste peut être considéré comme un vol, selon la situation.

À qui appartiennent les fruits qui dépassent ?

Selon le Code civil, le propriétaire de l’arbre reste également propriétaire de ses branches, même si celles-ci s’étendent au‑dessus du terrain voisin. L’article 673 précise que ce qui part du tronc appartient à celui qui en est le propriétaire. Les fruits ou fleurs attachés à ces branches lui reviennent donc en totalité.

En revanche, ce qui pousse dans votre terrain, comme les racines ou les ronces, peut être coupé à la limite séparative. Mais les branches qui surplombent votre propriété restent la propriété du voisin. Vous ne pouvez ni les tailler, ni en cueillir les fruits, sans son accord.

Ramasser les fruits tombés ou cueillir sur la branche ?

Il est courant de vouloir cueillir « deux cerises » ou ramasser une pomme tombée naturellement chez vous. La loi autorise ce comportement, car ces fruits deviennent votre propriété une fois qu’ils sont tombés seul sur votre sol.

En revanche, secouer la branche pour faire tomber les fruits ou la faire grimper pour les cueillir constitue une infraction. Ces actes sont considérés comme une cueillette interdite, qui peut être assimilée à un vol si le fruit est encore accroché à la branche du voisin.

  • Ce qui est autorisé : ramasser les fruits tombés naturellement sur votre terrain.
  • Ce qui est interdit : cueillir ou faire tomber les fruits en secouant la branche.
  • Partage : en cas d’arbre mitoyen, planté sur la limite, la récolte doit être partagée.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Sérénité au jardin
Élevée

Pourquoi ça fonctionne ?

En respectant la différence entre cueillette interdite et ramassage des fruits tombés chez vous, tout en rappelant que les branches restent la propriété du voisin, on évite les conflits et on reste dans la légalité.

Le petit plus : Proposer une récolte commune et partager ensuite fruits, tartes ou confitures.

À NE JAMAIS FAIRE : Cueillir ou secouer la branche qui dépasse en pensant qu’elle est à vous, ou couper vous-même les branches du voisin pour récupérer les fruits.

Comment agir avec le voisin et respecter son jardin

Le meilleur moyen d’éviter les conflits est le dialogue. Il est conseillé d’expliquer calmement la gêne ou la gourmandise, de proposer une récolte commune ou un petit panier réservé. En confirmant ces accords par écrit, vous évitez les malentendus.

Si les branches posent un problème réel (gouttière bouchée, ombre excessive), la loi permet de demander au propriétaire de les tailler. Il est préférable de programmer ces travaux en dehors des périodes de nidification, comme à l’automne ou en hiver.

Sources

  • Pleine Vie
    «Haie du voisin : pourquoi la loi vous autorise à couper ses racines mais vous interdit de toucher ses branches»

En résumé

  • À la fin de l’été, les branches chargées de fruits dépassent chez vous, mais la loi encadre strictement ce qui est autorisé.
  • Cueillir ou secouer la branche pour récupérer les fruits peut transformer une simple gourmandise en situation juridique complexe.
  • Le dialogue, les accords écrits ou la programmation de taille sont des solutions pour profiter du jardin sans conflit tout en respectant la législation.