La rénovation d’une piscine enterrée ne se limite pas à changer son apparence. C’est aussi l’occasion d’améliorer ses performances pour réduire la consommation d’eau et d’énergie. Voici les conseils d’experts pour réussir cette opération sans mauvaises surprises.
Une piscine en fin de vie
Si votre piscine a fait le bonheur de votre famille dans les années 1980, elle montre aujourd’hui des signes de fatigue. La pompe ou la couverture ont été remplacées à plusieurs reprises, mais le revêtement présente des fissures, des carreaux se décollent, ou encore les margelles ont bougé. C’est le moment de penser à une rénovation.
Les améliorations possibles
Lors de la rénovation, il est possible d’installer un escalier à la place d’une échelle pour plus de confort ou d’automatiser certains équipements. Aujourd’hui, il est même possible de contrôler sa piscine depuis un smartphone pour gérer le chauffage, l’éclairage ou la filtration à distance.
Les tendances actuelles privilégient les formes rectangulaires, plus faciles à couvrir avec un volet ou une couverture. La profondeur est souvent réduite à un mètre, suffisante pour nager ou jouer avec les enfants, contrairement aux 2,50 mètres d’autrefois. On voit aussi apparaître des bancs immergés qui dissimulent un volet et offrent un espace de détente.
Ces modifications permettent aussi de réduire les coûts de fonctionnement. Les systèmes de filtration consomment aujourd’hui jusqu’à 6,5 fois moins d’énergie qu’il y a quarante ans, notamment grâce aux pompes à vitesse variable. Les LED, moins énergivores, remplacent peu à peu les vieux spots halogènes.
Rénovation ou reconstruction ?
Une rénovation légère consiste à changer les équipements et le revêtement. Le choix dépend de la structure du bassin : si celle-ci est étanche, tous les revêtements sont possibles. Sinon, il faut privilégier un liner ou une membrane armée en PVC, ce dernier étant plus épais et plus résistant, avec une durée de vie pouvant atteindre trente ans. La membrane peut avoir des finitions imitant le carrelage, le béton ou le marbre.
Il est important de noter que certains revêtements ne peuvent pas être remplacés par d’autres si la structure n’est pas adaptée. Par exemple, on peut mettre un liner dans une piscine fissurée, mais pas l’inverse, car un carrelage n’est pas étanche.
Faire un diagnostic avant travaux
Avant de commencer, il est essentiel de faire diagnostiquer la structure en déposant l’ancien revêtement. C’est à cette étape qu’un piscinier pourra établir un devis précis. Il est conseillé d’inclure une clause conditionnelle permettant de vérifier la structure et, si nécessaire, de proposer un second devis. Cela permet au maître d’ouvrage de renoncer au chantier si le coût dépasse le devis initial.
Lorsque la structure est trop endommagée, il est parfois plus simple de tout démonter ou de construire une nouvelle piscine, en conservant seulement le terrassement. Si la piscine a bougé ou si sa structure est vieillie, il n’y a souvent pas d’autre choix.
Dans certains cas, il est possible de conserver les parois qui servent de coffrage pour le béton ou d’adapter l’intérieur si le fond est en bon état. Pour des piscines très anciennes ou très profondes, il est souvent nécessaire de refaire complètement la structure et de changer le système hydraulique, voire de modifier la forme.
Le coût de la reconstruction
Rebâtir une piscine neuve représente un coût équivalent à une nouvelle installation. Cependant, il existe des techniques plus économiques, comme le système en kit de Waterair, qui peut être installé par un particulier ou par un professionnel partenaire. Cette solution est souvent plus accessible financièrement.
La nouvelle piscine peut être installée à l’intérieur de l’ancien bassin, avec un remblayage en gravier entre les deux. Un système de filtration moderne, plus compact, remplace l’ancien. Cette méthode nécessite une étude préalable pour assurer la faisabilité technique. Certains fabricants proposent des notices de montage simplifiées, avec des vidéos accessibles via QR code, et une assistance téléphonique ou une intervention sur place si besoin.
Les fabricants garantissent souvent la structure pour trente ans et les liners pour quinze, en utilisant leurs propres produits de traitement d’eau. Au final, ces options peuvent revenir deux fois moins cher qu’une piscine en béton.
