9 juin 2026

Attention aux nouvelles règles d’arrosage en juin découvrez ce qui change

Les rayons des jardineries sont remplis de géraniums et de plants de tomates. Les tuyaux d’arrosage ressortent aussi des remises. Pourtant, en ce mois de juin, un geste automatique peut désormais coûter très cher : laisser l’eau couler sur la pelouse en plein après-midi. Beaucoup de jardiniers ignorent que les règles ont changé.

Face aux épisodes de sécheresse de ces dernières années, les autorités ont renforcé les restrictions. Arroser son jardin à des heures inappropriées n’est plus seulement néfaste pour les plantes, c’est aussi une infraction. Une règle méconnue qui peut coûter jusqu’à 1 500 € d’amende, à condition de connaître le moment où l’on bascule dans l’illégalité.

Juin, sécheresse et nouvelles règles : pourquoi le tuyau d’arrosage est dans le viseur

Depuis juin, plusieurs départements ont été placés en « arrêté sécheresse ». Le préfet y établit un niveau d’alerte, allant de vigilance à crise, et encadre l’usage de l’eau. Ces mesures concernent notamment le lavage de voiture, le remplissage des piscines, mais aussi l’arrosage des jardins d’agrément et des potagers.

La majorité des arrêtés imposent d’éteindre les robinets extérieurs durant les heures les plus chaudes. Selon la région, l’arrosage par réseau public est interdit entre 10 h et 18 h, parfois de 11 h à 18 h, ou même de 8 h à 20 h en situation d’alerte renforcée. C’est précisément la période où l’évaporation est maximale et où l’arrosage est le moins efficace.

La règle méconnue qui peut vous coûter 1 500 €

Ignorer ces restrictions n’est pas une infraction mineure. Selon le code de l’environnement, ne pas respecter un arrêté de limitation des usages de l’eau peut entraîner une contravention de 5ème classe, pouvant atteindre 1 500 € pour un particulier. En cas de récidive, le montant peut doubler. La gendarmerie, la police municipale et l’Office français de la biodiversité contrôlent déjà ces infractions.

Certains pensent qu’un simple arrosage discret ne sera pas détecté. Mais la plupart des arrêtés précisent que cette interdiction concerne pelouse, massifs d’ornement et jardins potagers. Il existe parfois une tolérance pour l’arrosage de nuit, uniquement pour le potager. Il faut aussi savoir que l’eau du robinet est réglementée, contrairement à l’eau de pluie récupérée ou à un système de goutte-à-goutte, qui peuvent bénéficier de règles plus souples selon les arrêtés locaux.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Économie d’eau
jusqu’à 70 %

Pourquoi ça fonctionne ?

Programmer un arrosage au goutte-à-goutte tôt le matin ou tard le soir respecte les plages autorisées par la plupart des arrêtés sécheresse. Cela limite aussi fortement l’évaporation. L’eau arrive directement aux racines, au moment le plus frais de la journée, ce qui réduit la consommation d’eau du réseau.

Le petit plus : brancher le système sur une cuve de récupération d’eau de pluie permet d’arroser même en période de restrictions, si l’arrêté local le permet.

À NE JAMAIS FAIRE : laisser tourner un tuyau relié au robinet entre 10 h et 18 h sans vérifier les restrictions en vigueur dans votre commune.

Les bons réflexes pour un jardin frais, même en période de sécheresse

Pour maintenir un jardin verdoyant malgré les restrictions, quelques gestes simples suffisent. Il est conseillé de vérifier son niveau d’alerte sur le site officiel, d’arroser uniquement durant les heures autorisées et de privilégier le goutte-à-goutte ou le tuyau microporeux. Pailler généreusement les massifs avec du gazon sec, du chanvre ou des copeaux aide aussi à conserver l’humidité.

Choisir des plantes peu gourmandes en eau et stocker l’eau de pluie sont des stratégies efficaces pour profiter d’un jardin agréable tout en respectant les mesures de sécheresse et en évitant les contrôles.