26 février 2026

Potager 2026 Ces légumes populaires deviennent un défi coûteux face à la sécheresse

Potager 2026 : ces légumes populaires deviennent un défi coûteux face aux canicules et aux restrictions d’eau

À la fin février, les rayons sont envahis de sachets de graines, signe que beaucoup souhaitent relancer leur jardin. On choisit souvent des légumes classiques : tomates, salades, carottes, courgettes, pommes de terre, pois. Ces légumes, familiers des grands-parents, semblent indispensables. Pourtant, dans le contexte actuel, cette sélection peut rapidement devenir coûteuse en temps et en eau.

Le climat de 2026 a changé. On observe des canicules précoces, des restrictions d’eau fréquentes, et des hivers plus doux, qui laissent prospérer les ravageurs. Ces conditions rendent la culture de certains légumes traditionnels difficile, voire impossible. Résultats : rendements aléatoires, maladies rapides, arrosages intensifs… Dix légumes très populaires montrent aujourd’hui leurs limites et méritent d’être repensés.

Pourquoi certains légumes populaires deviennent problématiques

Le modèle traditionnel du jardin, basé sur un climat tempéré avec quelques arrosages le soir et un calendrier lunaire, montre ses faiblesses. Les étés sont désormais marqués par des chaleurs précoces et intenses, souvent accompagnées de restrictions d’eau qui assèchent le sol. Les légumes qui ont besoin d’une fraîcheur constante, comme les feuilles ou certaines racines, supportent mal ces variations.

Par ailleurs, les hivers plus doux ne permettent plus de contrôler la multiplication des insectes nuisibles. Larves, doryphores, teignes du poireau ou piérides du chou trouvent de plus longues périodes pour proliférer. Cela oblige à utiliser des filets, à surveiller régulièrement ou à recourir à des traitements coûteux. En parallèle, la consommation de légumes tels que la tomate (18,4 % des légumes achetés en 2025), la carotte (11,6 %) ou la courgette (7,9 %) continue d’augmenter, incitant les jardiniers à tenter de les cultiver chez eux.

Les 10 légumes à éviter en 2026

Les premières déceptions concernent souvent les laitues et les épinards. Dès mai, la hausse des températures accélère leur montaison : au lieu de feuilles, ils montent en graines, deviennent amers et peu comestibles. Ces légumes nécessitent un sol frais et un arrosage régulier, ce qui complique leur culture en période de sécheresse. Les radis, pourtant faciles à cultiver, supportent mal l’arrosage irrégulier : ils deviennent creux, fibreux et piquants. La carotte, qui met du temps à pousser et est sensible à la sécheresse, déçoit également lorsque la terre se dessèche entre deux pluies.

Les pommes de terre subissent aussi des difficultés. Avec des hivers plus doux, les doryphores sortent plus tôt et se multiplient plus longtemps, défoliant rapidement les rangs. La maladie du mildiou, favorisée par des averses orageuses suivies de chaleur, peut détruire la récolte. Les choux et poireaux ne sont pas épargnés : teignes et piérides profitent des saisons prolongées pour se multiplier, obligeant à utiliser des filets et à inspecter régulièrement.

Les courgettes et les aubergines, classiques du soleil, cessent de produire lorsque la température dépasse 35 °C : les fleurs fanent, les fruits ne se forment plus. Ces légumes demandent aussi beaucoup d’eau ; le stress hydrique les fragilise face à l’oïdium. Enfin, les pois, appréciant la fraîcheur, ont du mal à remplir leurs gousses lors de printemps très chauds.

Quels légumes privilégier en remplacement ?

Bonne nouvelle : laisser tomber ces légumes fragiles ne signifie pas renoncer à avoir un potager. La tétragone cornue, par exemple, fournit des feuilles proches des épinards en été. Les blettes, elles, offrent des récoltes longues et supportent mieux les sécheresses passagères.

Pour les tubercules, la patate douce, qui aime la chaleur, couvre aussi le sol. Le topinambour pousse presque sans entretien. Quant aux haricots à rames, ils résistent mieux à la chaleur que les pois.