10 février 2026

Il a éliminé sa facture d’électricité en utilisant des objets oubliés dans un tiroir

Depuis 10 ans, il n’a plus de facture d’électricité grâce à des objets oubliés dans un tiroir

Depuis près d’une décennie, un homme en France, connu sous le pseudonyme de Gublux, ne paie plus sa facture d’électricité. Sa maison fonctionne en totale autonomie énergétique, sans connexion au réseau électrique. Il n’a pas utilisé de produits high-tech coûteux ou de kits prêts à l’emploi. Au contraire, il s’est appuyé sur des objets que beaucoup laissent souvent dormir au fond d’un tiroir. Son expérience soulève des questions sur ce qui est possible avec peu de moyens et beaucoup d’ingéniosité.

Le déclic lors d’une vidéo en 2016

C’est à l’été 2016 que tout a commencé pour lui. En visionnant une vidéo, il découvre un vélo électrique alimenté par des batteries de récupération. Cette révélation a été un vrai électrochoc pour Gublux. Il explique que cette découverte a marqué le début de sa révolution énergétique. Son objectif est clair : produire lui-même toute son énergie grâce à des panneaux solaires et du matériel recyclé. La suite de son parcours s’est construite étape par étape.

Créer un premier système solaire maison

Les solutions toutes faites existent déjà, comme les batteries Tesla Powerwall, vendues autour de 6 300 € hors installation en 2015. Mais ce prix était hors de portée pour lui. Fort de ses connaissances en autoconsommation électrique, transmises par son père, Gublux décide d’agir par lui-même. Il installe environ 1,4 kW de panneaux photovoltaïques, récupère une vieille batterie de chariot élévateur et branche un onduleur. La plupart des appareils de sa maison fonctionnent, sauf la machine à laver, trop énergivore.

Récupérer des batteries pour alimenter la maison

Se souvenant de la vidéo, il se met en quête de batteries d’ordinateurs portables usagées. Il en récupère près de 1 000 et les recharge avec un chargeur fait maison, relié à une alimentation de PC. Ensuite, il démonte chaque cellule pour assembler des packs homogènes. Après quelques semaines, il construit sept packs, qu’il connecte à la place de la batterie de son chariot élévateur. Résultat : tout fonctionne. Son objectif de maison autonome est atteint.

Une centrale électrique à partir d’objets du quotidien

Pour augmenter sa capacité de stockage, il met de côté ses premiers packs et en construit de plus grands. Chaque pack contient 160 cellules, pouvant stocker environ 1 kWh. Il ajoute des fusibles et des protections pour assurer la sécurité. Il construit également un local technique dans son jardin, éloigné de la maison, pour abriter ses batteries. Grâce à une tablette, il peut suivre en temps réel sa production et sa consommation d’électricité.

Sa production étant devenue très importante, il a pu faire fonctionner un ballon d’eau chaude plus grand, une plaque à induction, un four électrique, et même brancher deux voitures électriques. Environ dix ans après le début du projet, Gublux affirme n’avoir rencontré aucune panne majeure ou incident. Il a simplement remplacé ses anciens panneaux solaires par des modèles plus performants pour mieux passer l’hiver.

Le coût et la philosophie de cette autonomie

Gublux estime avoir investi environ 10 000 € dans son installation, comprenant les panneaux solaires, l’électronique et l’achat de batteries de récupération. Pour lui, cet investissement est amorti sur le long terme, même si sa motivation principale n’était pas financière. Il a surtout détourné des objets du quotidien : anciennes batteries, chargeurs d’ordinateurs portables, alimentations de PC et tablettes de contrôle, qu’il a combinés avec du matériel plus spécialisé comme l’onduleur et les protections électriques.

Une démarche réservée aux bricoleurs expérimentés

Ce type d’installation reste complexe et réservé aux bricoleurs très expérimentés. Manipuler des batteries au lithium en toute sécurité, installer un local dédié et dimensionner correctement la stockage nécessite des compétences techniques. Sur le marché, des offres plus simples existent, comme des kits de panneaux solaires installés par des professionnels ou des solutions où un fournisseur finance la batterie domestique en échange d’un contrat.

L’histoire de Gublux montre jusqu’où peut aller la quête d’indépendance électrique quand on y consacre du temps et de l’énergie. Elle inspire ceux qui souhaitent réduire leur facture et expérimenter avec peu de moyens.