Vous avez récemment remplacé votre couette ou votre oreiller, mais les anciens traînent encore dans un coin de la chambre ou dans la cave ? Beaucoup de Français se retrouvent à les jeter dans la poubelle classique, faute d’informations. Pourtant, ces articles ont déjà été payés pour leur collecte et leur recyclage. En effet, une petite ligne sur le ticket de caisse finance la fin de vie de ces produits de literie. Il est important de savoir comment en profiter concrètement.
En général, une couette se renouvelle tous les cinq à dix ans, et un oreiller tous les deux ou trois ans. On change de literie lorsque le garnissage ne répartit plus bien, quand on a froid la nuit, que le tissu devient rêche ou que des douleurs cervicales apparaissent au réveil. Après l’achat d’une nouvelle literie, la question se pose : où jeter couette et oreiller usés sans faire d’erreur de tri ? La bonne nouvelle, c’est qu’un service national a déjà été financé par votre éco-participation.
Éco-participation : un service caché derrière votre achat
Sur votre facture, l’éco-participation apparaît comme une petite ligne à quelques centimes. Instaurée par la loi Grenelle de l’environnement et étendue à la literie en 2018, cette contribution finance la collecte et le recyclage des couettes, oreillers et autres équipements domestiques. En 2026, elle s’élève en moyenne à 0,42 euro pour une couette de moins de 205 cm, 0,63 euro au-delà, et 0,30 euro pour un oreiller. Cette somme est versée à Ecomaison, un organisme à but non lucratif agréé par le ministère de l’Écologie.
Concrètement, cette contribution couvre les coûts liés au transport, au tri, au recyclage et à la valorisation des matériaux. Elle permet d’éviter que ces objets volumineux finissent en vrac avec les ordures ménagères. Elle s’inscrit dans la responsabilité élargie du producteur : les marques et les distributeurs doivent proposer des solutions gratuites pour la collecte des anciennes couettes et oreillers. Autrement dit, lorsque vous achetez un nouvel article, vous financez déjà sa fin de vie, du point de collecte jusqu’au traitement final dans la filière dédiée.
Comment bien jeter couette et oreiller ?
Pour connaître précisément où jeter couette et oreiller, la solution la plus simple est d’utiliser les points de collecte Ecomaison. Le réseau comprend environ 12 000 lieux répartis sur tout le territoire : déchèteries publiques avec des bennes réservées à la literie, magasins de bricolage ou d’ameublement partenaires, structures de l’économie sociale et solidaire. Il suffit d’y déposer vos articles propres, idéalement emballés dans un sac. Si ces articles peuvent encore servir, ils seront réutilisés. Sinon, ils seront envoyés vers la filière de recyclage.
Une autre option souvent méconnue est la reprise en magasin. Grâce à la responsabilité élargie du producteur, les commerçants qui vendent de la literie ont l’obligation de proposer une solution de reprise pour vos anciennes couettes et oreillers. Cette reprise peut être gratuite ou conditionnée à l’achat, sauf dans les petites surfaces ou magasins à faible chiffre d’affaires annuel. Il est cependant conseillé de se renseigner avant de se déplacer, notamment si l’article présente un risque pour la santé du personnel, comme une contamination ou une forte humidité.
Que deviennent vos couettes et oreillers après dépôt ?
Une fois déposés dans les points de collecte ou repris en magasin, vos articles sont envoyés vers des centres de tri. Les couettes et oreillers en bon état sont réparés ou réutilisés. Les autres sont démontés : le rembourrage est recyclé pour fabriquer de nouveaux isolants pour vêtements ou literie, tandis que certains matériaux sont utilisés pour produire de l’énergie. Ce circuit permet de valoriser la majorité des tonnages collectés, évitant ainsi leur destruction ou leur enfouissement.
