Les propriétaires ont souvent entendu parler d’augmentations de leurs impôts locaux ces dernières années : taxe foncière qui augmente, taxe d’habitation sur les résidences secondaires renforcée, taxe d’enlèvement des ordures ménagères plus élevée. Pour 2026, un autre impôt était aussi redouté. Pourtant, une taxe locale liée à vos travaux diminue nettement, au point que certains contribuables doivent relire leur estimation pour s’assurer de leur calcul.
Cette exonération concerne la taxe d’aménagement 2026, souvent surnommée « taxe abri de jardin ». Elle est prélevée par la commune, le département, et en Île-de-France, par la région. Son financement sert à entretenir voiries, écoles et autres équipements publics lorsque vous construisez, agrandissez ou installez une piscine, un carport ou des panneaux solaires. En 2026, ses bases de calcul reculent dans tous les départements. Reste à voir si vos projets en font partie.
Une baisse de la taxe d’aménagement en 2026, une bonne surprise
Concrètement, la taxe d’aménagement est due lors de travaux de construction, reconstruction ou agrandissement soumis à une autorisation d’urbanisme. Elle s’applique dès qu’une surface close et couverte atteint au moins 5 m², avec une hauteur minimale de 1,80 m. Les abris de jardin fixes, vérandas, garages fermés, extensions de maison, studios de jardin, combles aménagés ou caves neuves entrent dans le champ d’application. Certaines aires de stationnement créées sur votre terrain peuvent aussi être concernées.
Cette taxe, prélevée une seule fois après les travaux, se calcule sur une valeur forfaitaire au mètre carré, fixée chaque année au niveau national. La commune et le département appliquent ensuite leurs taux. En 2026, la part communale varie généralement de 1 % à 5 %, avec des secteurs pouvant aller jusqu’à 20 %. La part départementale ne dépasse pas 2,5 %, et en Île-de-France, une part régionale de 1 % s’ajoute uniquement dans cette région.
Les raisons de la baisse de la taxe en 2026
La baisse en 2026 s’explique par la diminution de la base nationale, qui suit l’indice du coût de la construction (ICC) publié par l’Insee. Entre le troisième trimestre 2024 et le troisième trimestre 2025, cet indice est passé de 2 143 à 2 056 points, soit une baisse d’environ 4,1 %. En conséquence, la valeur forfaitaire fixée depuis le 1er janvier 2026 est de 892 €/m² hors Île-de-France et 1 011 €/m² en Île-de-France. En 2025, ces valeurs étaient de 930 €/m² et 1 054 €/m².
Les autres aménagements profitent également de cette baisse. Par exemple, la valeur forfaitaire pour une piscine passe à 251 €/m² au lieu de 262 € en 2025. Pour une place de stationnement extérieure, la valeur est de 2 928 €, avec une possibilité d’atteindre 5 857 € dans certains secteurs. Concrètement, un abri de 10 m² en dehors de l’Île-de-France, taxé à 5 %, coûte environ 446 € en 2026. Un abri de 20 m², taxé à 6 %, avoisine les 1 070 €.
Comment bénéficier de la baisse en 2026
Pour profiter de cette baisse, il est important de vérifier si votre projet est concerné par la taxe d’aménagement 2026. En principe, les surfaces closes et couvertes d’au moins 5 m², avec une hauteur intérieure d’au moins 1,80 m, sont taxables si vous avez déposé une déclaration préalable ou un permis de construire. Cela concerne notamment les abris de jardin fixes, ateliers, extensions, vérandas fermées, garages, pool-houses, studios de jardin ou panneaux solaires au sol.
Voici quelques conseils pour éviter les mauvaises surprises :
- Consultez le service urbanisme de votre commune pour connaître les autorisations nécessaires.
- Vérifiez les taux votés par la commune et le département pour 2026.
- Utilisez le simulateur officiel de taxes d’urbanisme disponible sur le site impots.gouv.fr.
- Déclarez l’achèvement des travaux dans les 90 jours auprès de la Direction générale des Finances publiques, via la rubrique « Biens immobiliers ».
- Anticipez le paiement, qui peut se faire en une ou deux fois si la taxe dépasse 1 500 €.
