5 février 2026

Froid près des fenêtres : découvrez le secret caché des coffres de volets

Malgré un chauffage efficace, comme des radiateurs bien réglés, un double vitrage récent et un thermostat fixé à 19 °C, certains ressentent encore du froid près des fenêtres. La cause ne vient pas toujours du vitrage ou du chauffage collectif, mais peut se situer juste au-dessus : le coffre de volet roulant.

Lorsque ce caisson d’enroulement n’est pas bien isolé, il devient une véritable passoire thermique. L’air froid extérieur s’y infiltre, la chaleur s’échappe, et la facture de chauffage augmente. Selon un spécialiste de l’isolation, un coffre mal isolé peut représenter jusqu’à 20 % des déperditions d’un logement. D’autres estiment que cela peut entraîner une surconsommation de 5 à 10 %. D’après EDF, corriger ce défaut pourrait permettre d’économiser jusqu’à 20 % d’énergie chaque année.

Le coffre de volet roulant, un pont thermique sous-estimé

Le principe est simple : le coffre traverse souvent le mur, créant un pont thermique. Il s’agit d’une zone où l’isolation est rompue, laissant passer l’air froid. Les fuites d’air autour du caisson, les jeux dans le mécanisme ou la minceur des parois facilitent cette infiltration. Certains experts évoquent jusqu’à 250 kWh d’énergie perdus chaque année pour un mètre de coffre mal isolé. Une bonne isolation peut réduire ces pertes de 10 à 15 %, ce qui se traduit en pratique par 50 à 150 € d’économies annuelles, selon la taille du logement et le coût de l’énergie.

Les signes d’un coffre mal isolé sont faciles à repérer : courants d’air en haut de la fenêtre, paroi froide au toucher, bruit de rue plus fort à cet endroit, condensation ou traces de moisissure autour du caisson. Pour vérifier, certains utilisent une bougie ou un bâton d’encens pour détecter les courants d’air, ou un thermomètre infrarouge pour comparer les températures du vitrage, du mur et du caisson.

Isoler le coffre de volet roulant : un chantier accessible

Bonne nouvelle, cette opération est à la portée de beaucoup de propriétaires, que le coffre soit intérieur ou extérieur. La procédure commence par remonter complètement le tablier, couper l’électricité si le volet est motorisé, puis ouvrir le caisson en dévissant ou en déclipant le capot. Il faut ensuite mesurer l’espace disponible entre l’axe d’enroulement et les parois, souvent réduit, et nettoyer soigneusement cette zone pour assurer une bonne adhérence de l’isolant.

Plusieurs matériaux conviennent pour l’isolation :

  • le liège expansé, naturel, disponible en différentes densités, idéal pour les espaces restreints ;
  • la laine de roche, issue de roches volcaniques, économique, souvent suffisante en panneaux de 2 à 5 cm pour bloquer le froid ;
  • la mousse isolante (mastic ou mousse en rainures), facile à poser et efficace pour réduire le bruit.

Les experts recommandent une résistance thermique d’au moins 2 m²·K/W. L’isolant doit avoir une conductivité inférieure à 0,040 W/m·K, tout en laissant suffisamment d’espace pour le mouvement du volet.

Finitions et conseils pour gagner en confort

Une fois l’isolant découpé aux dimensions du coffre, il faut le fixer sur les parois froides sans gêner l’enroulement. Pour améliorer l’étanchéité, il est conseillé d’ajouter des joints en silicone autour du capot et de vérifier l’état des coulisses du volet. Il ne faut pas obstruer les éventuels orifices pour éviter la condensation, ni surcharge le mécanisme, afin de ne pas endommager le moteur ou bloquer le volet.

Après avoir refermé le caisson, les bénéfices sont rapidement perceptibles : disparition des courants d’air, ambiance plus homogène, réduction du bruit extérieur pouvant atteindre 12 dB. Sur une saison de chauffage, ces améliorations peuvent permettre d’économiser jusqu’à 15 % sur la facture, soit environ 50 à 150 € par an. Avec quelques heures de bricolage et un coût modéré pour les matériaux, le coffre de volet roulant devient un véritable allié pour améliorer le confort thermique du logement.