2 février 2026

Découvrez la méthode ancestrale pour réduire votre facture de chauffage cet hiver

Une méthode ancienne pour réduire la facture de chauffage en hiver

À l’approche de l’hiver, la température intérieure augmente, mais la facture de chauffage aussi. Pourtant, avant l’arrivée des technologies modernes comme les fenêtres à triple vitrage ou les pompes à chaleur, nos grands-parents utilisaient une technique simple pour garder leur maison plus chaude avec peu de moyens. Leur secret n’était pas d’augmenter le chauffage, mais d’empêcher le froid de s’infiltrer.

Les vrais ennemis : les courants d’air

Les courants d’air qui passent par le bas des portes, autour des fenêtres ou dans les coffres de volets roulants sont responsables d’une grande partie des pertes de chaleur. Ces zones souvent négligées restent glaciales, alors que le reste de la pièce est chaud. Les anciens avaient une astuce efficace pour y remédier, utilisant un matériau que tout le monde possède chez soi et qui ne coûte rien.

Comment repérer les fuites d’air

Les fuites d’air peuvent représenter jusqu’à 25 % des pertes de chaleur d’un logement. L’air froid pénètre par infiltration, tandis que l’air chaud s’échappe, emportant aussi de l’humidité. Résultat : des parois froides, des zones de tirage désagréables et une impression que le chauffage ne sert à rien. Ces zones de déperdition, appelées ponts thermiques, sont souvent situées au bas de la porte d’entrée, autour des fenêtres, ou dans les jonctions entre murs et menuiseries.

Pour les identifier, pas besoin d’équipement sophistiqué. Une bougie ou une feuille de papier suffit. On la fait passer lentement le long des joints. Si la flamme vacille ou si la feuille bouge, c’est que de l’air passe.

Le papier journal et le tissu : une solution simple et efficace

La méthode repose principalement sur le papier journal. Ce matériau, riche en cellulose, est déjà utilisé dans la construction comme isolant. En le froissant en rouleaux serrés, il emprisonne de l’air dans ses fibres et forme une barrière contre le froid. Nos grands-parents transformaient leurs journaux lus en petits boudins à insérer dans les interstices où l’air s’infiltre.

Le procédé est simple : on prend plusieurs feuilles, on les froisse légèrement, puis on les roule très serré pour obtenir un cylindre compact. On peut fixer ces rouleaux avec un morceau d’adhésif ou de ficelle. Ensuite, ils se glissent dans les interstices, comme sous les bas de porte, autour des fenêtres anciennes ou dans les coffres de volets roulants, en les tassant pour qu’ils épousent parfaitement les contours.

  • Bas de porte donnant sur l’extérieur ou un couloir froid
  • Bords de fenêtres anciennes où l’air passe
  • Coffres de volets roulants laissant filtrer le froid

Entretenir le calfeutrage tout au long de l’hiver

Ce système demande un léger suivi. Avec le temps et l’usage quotidien, les rouleaux peuvent se tasser ou se déloger. Il est conseillé de vérifier après quelques semaines si les boudins tiennent encore bien en place. Remplacer ces rouleaux à mi-saison permet de maintenir leur efficacité jusqu’au printemps, sans dépenser un centime.

Pour ajuster le calfeutrage, il suffit de refaire le test à la bougie ou avec une feuille de papier. Si rien ne bouge, c’est que l’isolation est efficace. Cette méthode est particulièrement pratique dans un logement loué ou une maison ancienne, car elle est entièrement réversible : on enlève simplement journaux et tissus à la saison suivante, sans endommager les menuiseries ni engager de travaux, tout en profitant d’un confort accru en hiver.