Lorsque l’on plante de jeunes végétaux dans notre jardin, la priorité est souvent de les protéger du froid. On couvre le sol, on entoure les plants de protections, et on surveille la météo pour éviter le gel, qui peut stopper leur croissance. Pourtant, un autre danger plus discret peut causer des dégâts importants, souvent sans que l’on s’en aperçoive immédiatement.
Un danger silencieux au sol
Ce problème survient principalement dans les zones calmes du jardin, à l’abri des passages. Après avoir planté, tout semble aller bien, puis, le matin, on découvre parfois un jeune pied manquant ou une tige couchée, tirée vers le sol. Parfois, la terre autour du plant paraît grattée ou déplacée. Dans certains cas, le plant a complètement disparu. On peut penser au vent ou à un manque de stabilité, mais ces signes indiquent souvent une autre cause.
Les rongeurs, véritables prédateurs des jeunes plants
Le véritable ennemi silencieux des jeunes plantations est constitué par les rongeurs, tels que les mulots, campagnols ou souris des champs. Ces petits animaux profitent du couvert végétal, du paillage et des recoins humides pour s’approcher des jeunes pousses. Leur alimentation facile consiste en ces jeunes tiges fragiles, qu’ils sectionnent au ras du sol. Ils peuvent aussi tirer sur les racines ou ronger l’écorce des jeunes plants. Résultat : un plant vigoureux le soir peut avoir disparu totalement au matin.
Comment se protéger contre ces attaques ?
Pour limiter ces dégâts, il est essentiel de protéger la base des plantes. La pose de collerettes anti-rongeurs autour du pied constitue une barrière simple et efficace. Des grillages fins, enfoncés dans la terre, empêchent aussi les rongeurs de tirer sur les plants. Il est également conseillé de dégager légèrement la zone autour des jeunes pousses. Moins il y a de cachettes, moins les rongeurs s’aventurent. Dans les massifs, un sol dégagé limite leur présence. Dans le potager, un grillage autour des rangs est souvent suffisant pour réduire ces attaques.
Une vigilance quotidienne
Le meilleur réflexe consiste à observer chaque jour l’état du pied et du sol. Une tige inclinée, un trou récent ou un morceau de racine tiré vers la surface sont autant d’indices d’une visite nocturne ou matinale. En intervenant rapidement, il est possible de limiter les pertes et de donner aux jeunes plants une meilleure chance de s’enraciner correctement.
