Aussi tentant soit ce geste qu’on est nombreux à oser en été lors des sorties dans la nature, il est interdit. Et les sanctions peuvent être très dissuasives.
Aux beaux jours, les promenades ouvrent la porte à un geste que beaucoup font sans y penser, mais qui n’est pas sans risques. C’est un petit plaisir d’été que tout le monde s’est déjà autorisé. À la campagne, en vacances, dans un coin de jardin ou lors d’une simple balade, ce geste est spontané, presque machinal. On le fait sans réfléchir, parce qu’il semble anodin, parce qu’on l’a toujours vu faire. Et pourtant, ce réflexe apparemment innocent peut vous coûter cher. Pour éviter les mauvaises surprises, lisez bien ce qui suit.
Les températures douces de l’été sont propices aux balades en nature ou à flâner dans son jardin. Et qui n’a jamais cueilli des fruits à même l’arbre lors de promenades champêtres ou sur les terrains avoisinants ? Dans une haie, un verger, un sentier bordé de mûres, on se laisse tenter. On tend la main, on croque, on ramasse. Mais attention, car si la cueillette en nature peut être tentante, sachez qu’elle est soumise à une règlementation stricte, qui vous expose à de lourdes sanctions si vous vous faites prendre sur le fait. Ce qui pousse sur un terrain privé appartient à son propriétaire, même si cela dépasse sur le chemin. Pas besoin de clôture ou de panneau : sans autorisation, vous êtes en infraction.
Même si le geste paraît anodin, la sanction peut être lourde. En cas de récolte non autorisée, vous risquez une amende de 750 euros. Et si vous remplissez un panier bien garni — plus de dix litres — l’amende peut grimper jusqu’à 45 000 euros, avec une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Une cueillette improvisée peut vite tourner à la mauvaise surprise.
Source : Journal des femmes