26 février 2026

Comment l’électricité invisible gonfle votre facture sans que vous le sachiez

Une fuite d’électricité invisible qui coûte cher

Récemment, la facture d’électricité a augmenté, même si vous n’avez pas modifié vos habitudes. Radiateurs contrôlés, douches raccourcies, lumières éteintes en quittant une pièce… tout semblait sous contrôle. Pourtant, une partie de votre consommation d’électricité continue de s’échapper, sans chauffer ni illuminer. Cette perte est souvent discrète et cachée dans votre équipement quotidien.

La consommation fantôme, un phénomène courant

Les spécialistes parlent de « consommation fantôme » ou de « courant vampire » pour désigner l’électricité consommée en permanence par certains appareils laissés en veille. Dans un foyer français moyen, cette consommation représente entre 10 et 15 % de la facture annuelle, soit environ 80 à 100 euros, voire davantage. Une somme qui s’envole sans que l’on s’en aperçoive.

Comment cette consommation silencieuse s’accumule

Contrairement aux appareils comme le four ou le lave-linge, qui ne consomment que lorsqu’ils sont en marche, beaucoup d’équipements restent branchés en permanence pour assurer un redémarrage rapide. Résultat : un petit flux d’électricité alimente ces appareils 24h/24. Sur une année, cette consommation de veille peut atteindre près de 525 kWh, ce qui représente environ 100 euros gaspillés chaque année.

Les appareils connectés sont parmi les plus gros consommateurs en veille. Une box internet peut consommer jusqu’à 200 kWh par an simplement pour rester prête à diffuser le Wi-Fi. Même éteints avec la télécommande, la télé, la console de jeux, la barre de son ou l’ordinateur continuent d’utiliser de l’énergie pour certains composants. Bien que chaque appareil seul semble peu gourmand, leur ensemble alourdit considérablement la facture.

Les appareils à surveiller en priorité

Dans le salon comme au bureau, certains appareils restent systématiquement en veille. Leur point commun : une simple LED ou une horloge qui reste alimentée. Voici ceux qu’il faut surveiller :

  • La box internet et le routeur Wi-Fi, qui fonctionnent jour et nuit sans besoin réel.
  • Le téléviseur et le décodeur, qui consomment en mode veille avec leurs composants et lumières allumés.
  • Les consoles de jeux en mode démarrage rapide, connectées en permanence pour les mises à jour.
  • Les ordinateurs de bureau, écrans, imprimantes, micro-ondes avec horloge, enceintes ou chargeurs laissés branchés.

Un ensemble de ces appareils, comme un coin TV complet avec box, téléviseur, barre de son et console, peut consommer près de 30 watts en veille. Ajoutez un poste informatique et quelques chargeurs oubliés, et la consommation totale dépasse facilement 50 watts. Sur une année, cela représente plusieurs centaines de kWh, soit environ 100 euros gaspillés.

La solution simple : la multiprise avec interrupteur

Pour réduire cette consommation inutile, il n’est pas nécessaire de débrancher chaque appareil un par un. La solution la plus simple est d’utiliser une multiprise avec interrupteur. En regroupant plusieurs appareils — télévision, décodeur, console, barre de son — sur une seule prise, il suffit d’appuyer sur un bouton pour couper l’alimentation avant de dormir.

Pour la box internet ou la domotique, une prise programmable peut couper automatiquement l’alimentation pendant la nuit. Ce geste mécanique devient vite automatique, comme éteindre la lumière en quittant une pièce. Il faut simplement éviter de brancher sur ces multiprises les appareils qui doivent rester alimentés en permanence, comme le réfrigérateur ou certains dispositifs de sécurité.

En organisant son espace autour de ces multiprises, il est possible de réduire significativement la consommation en veille. Ce réflexe simple contribue non seulement à faire des économies, mais aussi à rendre la maison plus sobre et plus respectueuse de l’environnement.