19 février 2026

Pourquoi votre chauffage ne chauffe pas malgré votre thermostat

Vous avez installé votre chauffage et le thermostat indique 19 ou 20 °C, mais dans votre salon, tout le monde porte encore un plaid et des chaussettes épaisses. Ce phénomène est courant cet hiver : la facture d’énergie augmente, mais la maison ne semble pas plus chaude.

Souvent, le problème ne vient ni de la chaudière ni des radiateurs, mais de petits courants d’air autour des fenêtres et des portes. Un accessoire discret, vendu à moins de 8 € dans les magasins de bricolage, peut pourtant réduire ces infiltrations et améliorer votre confort, tout en faisant baisser votre facture.

Les micro-fuites qui refroidissent votre salon en fin d’hiver

Sur les fenêtres anciennes, il est fréquent de constater un léger espace, parfois à peine 1 mm, entre le cadre dormant fixé au mur et l’ouvrant mobile. Ces petites fentes laissent passer de l’air froid, ce que les spécialistes appellent des infiltrations d’air parasites. Cela provoque une sensation de froid, même si la température affichée est correcte. C’est comme si l’eau s’échappait d’une baignoire dont le bouchon laisse passer l’eau.

Ces fuites ont un impact important. Une isolation défaillante autour des fenêtres peut représenter jusqu’à 10 à 15% de la consommation de chauffage d’un logement. Pour une dépense annuelle de 1 500 €, cela signifie que 150 à 225 € s’échappent par ces petites ouvertures. Un test simple avec une flamme de briquet, une feuille de papier ou un bâton d’encens permet généralement de repérer ces zones où l’air pénètre.

Comment choisir un joint d’isolation adhésif à moins de 8 €

Pour combler ces interstices sans entreprendre de gros travaux, le produit recommandé est le joint d’isolation adhésif. Disponible en rouleaux de 5 à 6 mètres, il se trouve dans toutes les grandes enseignes de bricolage ou dans certaines chaînes discount. Son prix varie entre 3 et 5 € pour un modèle en mousse de polyuréthane, ou entre 5 et 8 € pour un joint en caoutchouc EPDM plus durable.

Ces joints existent en plusieurs formes pour s’adapter à différentes tailles de fentes :

  • La mousse de polyuréthane, très souple, convient aux fenêtres légèrement déformées, mais sa durée de vie est généralement d’une à deux saisons.
  • L’EPDM, profilé en E, P ou D, reprend sa forme après chaque fermeture et résiste mieux aux UV et aux variations de température.
  • Les profils en E sont adaptés aux petites fentes (1 à 3 mm), ceux en P aux interstices moyens, et ceux en D aux jeux plus importants, notamment autour de vieilles fenêtres en bois.

Installer un joint adhésif et réduire sa facture de chauffage

La pose se réalise en quelques minutes par fenêtre. Il faut simplement un rouleau de joint, un chiffon, des ciseaux, et un peu d’alcool ménager. La étape essentielle est la préparation : un cadre poussiéreux, humide ou gras empêche l’adhésif de bien coller. Il est donc conseillé de nettoyer soigneusement la feuillure du dormant, de laisser sécher, puis de poser le joint en évitant de l’étirer. En pressant fermement, on garantit une bonne adhérence.

Lors de la fermeture, la poignée doit offrir une légère résistance, signe que l’étanchéité est effective. Si le joint est bien dimensionné et posé correctement, il peut réduire les infiltrations d’air de 50 à 70%.

Pour un logement où la chaleur s’échappe beaucoup, calfeutrer les fenêtres peut permettre de réduire la consommation de chauffage de 10 à 15% sur les derniers mois froids. Cela représente plusieurs dizaines d’euros d’économies, parfois plus, pour un investissement de moins de 8 €. En plus, les pièces proches des rues deviennent plus calmes et moins poussiéreuses. Il est important de ne pas boucher les grilles d’aération ou les bouches de VMC, qui sont essentielles pour une bonne circulation de l’air dans la maison.