Les matériaux à éviter pour un salon de jardin extérieur
En plein hiver, beaucoup de propriétaires constatent que leur mobilier de jardin acheté l’année précédente a rapidement vieilli. Vernis écaillé, plastique terni, dossiers fendus : l’apparence ne correspond plus à celle du produit acheté au printemps. Souvent, cela révèle que le mobilier, pourtant séduisant en magasin, n’a pas résisté à la première saison dehors.
Ce problème ne provient pas d’un mauvais entretien, mais de matériaux inadaptés à un usage extérieur. Certains matériaux supportent mal la pluie, le gel et les UV. En France, où le climat alterne entre humidité, froid et redoux, ces matériaux se dégradent rapidement. Après seulement deux saisons, ils deviennent presque jetables.
Pourquoi certains matériaux vieillissent mal dehors
Le premier facteur de dégradation est l’eau. Un bois non traité ou une essence tendre comme le sapin blanc absorbe l’humidité. Lorsqu’il gèle, l’eau prisonnière dans les fibres gonfle, provoquant la fissuration et la déformation du bois. Ces fissures sont souvent irréversibles, même lorsque le soleil revient.
Pour les plastiques, le scénario est différent. Un fauteuil en PVC fin ou en résine tressée de gamme inférieure supporte difficilement le soleil, le gel et les UV. Au fil du temps, la structure polymère se fragilise, se fissure ou se casse. Un simple coup de vent ou une personne qui s’assoit lors d’un hiver rigoureux peut alors endommager le mobilier.
Les matériaux à éviter en extérieur dans le climat français
Certains matériaux combinent ces faiblesses et doivent donc être évités pour un mobilier laissé dehors toute l’année. Voici ceux à privilégier de manière prioritaire :
- Les bois non traités, comme le pin ou le sapin blanc, sensibles à l’humidité et aux champignons ;
- Les bois bon marché sans traitement contre les insectes ou la pourriture, qui gonflent et pourrissent rapidement ;
- Les plastiques fins, notamment le PVC d’entrée de gamme ou certaines résines, qui se décolorent, se fissurent ou cassent au contact du gel ;
- L’acier non galvanisé ou mal protégé, sujet à la rouille dès que la peinture est éraflée.
Les signes d’alerte sont rapides à repérer : plastique qui blanchit, micro-fissures sur les accoudoirs, résine qui s’effrite ou se détache de la structure métallique, bois qui devient gris foncé et mou au toucher. Ces ensembles, pourtant attrayants en catalogue, finissent souvent à la poubelle après seulement deux hivers, ce qui représente un gaspillage financier et écologique.
Les matériaux à privilégier pour un mobilier durable en extérieur
Face à ces fragilités, certains matériaux offrent une meilleure résistance. L’aluminium est en tête pour le mobilier moderne : il ne rouille pas, forme une couche protectrice d’oxyde, reste léger et supporte bien la pluie et le gel. Un simple nettoyage à l’éponge suffit pour lui redonner son aspect neuf au printemps.
Les amateurs de bois peuvent opter pour des solutions durables. Le bois composite, composé de fibres de bois et de résines haute densité, est imputrescible, ne grise pas, ne fait pas d’échardes et résiste au gel et aux insectes. Pour un rendu plus naturel, des bois exotiques comme le teck, l’ipé ou l’eucalyptus, riches en huiles, supportent aussi bien l’extérieur. Le robinier ou le bois autoclave de classe 4 ou 5 sont également adaptés. Par exemple, un pin traité en autoclave classe 4 peut rester en contact avec le sol et l’eau douce pendant plus de quinze ans.
