8 février 2026

Les tendances du jardinage en 2026 qui vont tout changer

Une étude de la Royal Horticultural Society prévoit des tendances surprenantes pour le jardinage en 2026

La Royal Horticultural Society (RHS), la principale organisation de jardinage au Royaume-Uni, a publié lundi une étude sur les changements majeurs que devraient connaître les pratiques des jardiniers en 2026. Composée de scientifiques et d’horticulteurs, elle gère notamment de nombreux jardins anglais et le célèbre Chelsea Flower Show.

Le rapport, très attendu en Europe et outre-Manche, annonce une véritable révolution dans le monde du jardinage pour l’année prochaine. Voici les principales tendances qui se dessinent.

Adieu les fleurs coupées, place aux « légumes d’intérieur »

Le premier changement concerne la décoration intérieure : la fin des bouquets de fleurs coupées semble lancée. Ces bouquets, souvent ornementaux mais peu pratiques, nécessitent un remplacement régulier et n’ont qu’une valeur esthétique.

Selon la RHS, de plus en plus de particuliers se tournent vers la culture de petits plants de légumes pour remplacer les fleurs sur leurs tables. Piments, tomates, poivrons ou aubergines en format miniature pourront être cultivés dans de petits jardinières ou pots d’intérieur.

Ce type de culture permettrait non seulement de disposer de produits frais pour les repas, mais aussi d’économiser de l’argent tout en apportant une touche esthétique à la maison. La valorisation des potagers d’intérieur comme éléments de décoration serait ainsi la grande tendance de 2026.

Guy Barter, responsable de l’horticulture à la RHS, explique que ces petits plants de légumes, faciles à cultiver et esthétiques, connaissent une croissance rapide auprès des pépiniéristes et des jardiniers amateurs.

Les plantes d’intérieur à l’extérieur

En raison du changement climatique, la RHS prévoit que de nombreuses plantes traditionnellement d’intérieur seront désormais cultivées en extérieur, notamment sur les balcons ou dans les jardins.

Les étés plus chauds et plus secs obligeront à déplacer certaines plantes, comme les tradescantias ou chlorophytums, vers des endroits plus adaptés, tout en les hivernant pour qu’elles résistent aux saisons froides.

La tendance concerne aussi une croissance notable des ventes de plantes tropicales d’intérieur, comme les monsteras ou les dragonniers, qui devraient voir leurs ventes augmenter de 15 % en 2025. Ce changement s’explique par l’impact du climat sur les habitudes d’achat.

Les nouvelles tendances : plantes mellifères, comestibles et résistantes

Les jardiniers cherchent de plus en plus des plantes à usages multiples, mêlant beauté et utilité. Les plantes mellifères, favorables aux pollinisateurs, seront très prisées. Parmi elles, les dahlias à fleurs simples, les rosiers Persica, ou encore les violettes.

Selon le média The Dirt Horticulture, la tendance est à la recherche de plantes comestibles à multiples fonctions. On cite notamment l’hémérocalle, la bourrache, le pissenlit ou la menthe.

Le cassis pourrait aussi faire un retour en force. Riche en vitamines, ce fruit pourrait remplacer la myrtille, moins adaptée aux sols acides. Plusieurs variétés de cassissiers recommencent à apparaître dans les jardins.

La tomate, très demandée lors de l’été sec 2025, pourrait également connaître un essor, avec des variétés résistantes au mildiou, comme Nagina ou Burlesque.

S’adapter au manque d’eau

Face à la raréfaction de l’eau, la RHS prévoit que les producteurs de roses, par exemple, privilégieront des variétés résistantes à la sécheresse, comme celles croisées avec des plants d’Asie centrale, notamment Rosa persica.

Une innovation notable sera la commercialisation de récupérateurs d’eau de pluie dotés de petits trous stratégiquement placés pour favoriser une infiltration lente, permettant ainsi de recharger naturellement la réserve d’eau du sol.

Certains modèles seront même contrôlables via une intelligence artificielle, pour optimiser leur utilisation et leur efficacité.